4 juil. 2018

Japon - Yamanakako | Une petite virée au pied du mont Fuji


Notre toute première escale en ce début mars 2018 a été la région du mont Fuji. Après plusieurs voyages, je ne m'étais encore jamais approchée de celui-ci, pourtant tellement iconique !

L'ascension du mont Fuji n'est pas quelque chose qui m'intéresse. Des diverses personnes qui m'ont raconté la leur, j'ai surtout retenu une foule estivale qui se presse au sommet un peu comme à Disneyland pour prendre sa petite photo de lever de soleil. Trop de monde pour une activité que je préfère calme et relativement solitaire. C'est pourquoi nous avons opté pour découvrir cette montagne à une autre saison que l'été (l'ascension du mont Fuji n'est faisable que de Juillet à fin Août).

Pourquoi Yamanakako ?

En arrivant à Narita (Tokyo), l'idée était de ne pas rester dans la capitale mais de partir directement pour 3 semaines de roadtrip. La région du mont Fuji nous paraissait propice à cette première escale puisque pas très éloignée de Tokyo, le temps de trajet ne nous paraissait pas insurmontable après un long voyage en avion. Le but était de s'arrêter là 2 jours, dont une seule journée complète le temps d'avoir une jolie vue et de nous reposer du voyage et du décalage horaire dans un hôtel ou une auberge agréable.

Au départ, j'ai beaucoup regardé la région d'Hakone, réputée pour ses ryokans et ses onsens. Seulement les prix, même hors saison, étaient beaucoup trop élevés pour nous. Commencer un mois de road trip avec un tel budget ne nous ravissait pas.
C'est alors que Stéphanie de Dokodemo sento m'a parlé de Yamanakako et d'une petite auberge qu'elle avait particulièrement aimée là bas. C'est ce qui m'a décidée.


Nous étions prévenus que le temps capricieux risquait de nous cacher la montagne pendant notre séjour sur place. Dans ces cas-là, c'est malheureusement la loterie et si les nuages sont d'humeur à sortir, on n'a pas trop d'autre choix que d'accepter son sort. Mais nous avons eu une chance de dingue et un temps magnifique, dépourvu de nuages, qui nous a permis d'admirer la vue jusqu'à plus soif !

Yamanakako est une petite ville un peu désuète (hors saison en tout cas), qui fait le tour d'un joli lac au pied du mont Fuji. Il n'y a pas grand chose à faire et je ne vous recommande pas vraiment d'y passer plus d'une journée.


Où dormir ? 

L'auberge qui a donné tout son sens à cette escale s'appelle Hotorinite et c'est un vrai petit bijou.
Un prix raisonnable, un accueil adorable (en japonais et/ou en anglais) et une bâtisse vraiment pleine de charme qui nous ont conquis dès notre arrivée.
Notre chambre était jolie, très propre et confortable. Un bain partagé (sento) non mixte était également disponible, idéal pour se relaxer après un long voyage. Je peux vous dire que j'en ai profité comme il se devait.

Le gros avantage de cette auberge était leurs vélos en prêt. Pas besoin de courir la ville pour en louer, ils étaient gratuits et en assez bon état pour faire le tour du lac confortablement. C'est toujours bon à prendre lorsque l'on n'a pas un budget extensible.

Je vous laisse découvrir l'auberge, son espace convivial et son coin boutique au travers de quelques photos.


Les propriétaires font une petite collection de tout ce qui représente le mont Fuji. Désormais 2 petits porte-baguettes de l'atelier viennent s'ajouter à leur collection un peu improbable. L'auberge recèle également de très jolies céramiques un peu partout. Un vrai bonheur !



Activités à ne pas louper

S'il y a bien une chose à faire absolument lorsque l'on est à Yamanakako, c'est de se lever avant l'aube, d'enfourcher un vélo et d'aller admirer le lever du soleil sur le mont Fuji à 5h du matin.

Malgré le froid de ce début Mars, l'attente était excitante et les couleurs changeante du mont Fuji étaient exceptionnelles. Quelques personnes, mais qui se comptaient sur les doigts d'une main seulement, étaient présentes pour immortaliser ce moment.


C'est aussi le moment où l'on a le plus de chances de voir la montagne sans nuages. Même par beau temps, ces derniers s'en rapprochaient dans l'après-midi et voilaient la vue.
Profiter du paysage se fait donc de préférence le matin à Yamanakako. 

Une fois le soleil levé et les couleurs roses disparues, nous sommes partis prendre un petit déjeuner de combattants. Rien de fifou dans le coin pour cela, mais le Denny's ouvrait tôt et n'était pas très loin. Dans cette chaîne à l'américaine, il y avait de quoi reprendre des forces avant d'attaquer le tour du lac à vélo.

L'auberge se trouve sur le meilleur tronçon de balade cycliste autour du lac. On peut accéder à la piste cyclable directement, et remonter le lac par la gauche sans croiser aucune voiture, sur des chemins très agréables et parfaitement entretenus.
Le mont Fuji reste visible tout le temps mais évolue à chaque coin de lac. Certains endroits du lac étaient même encore pris sous la glace. C'était magnifique.



 Cependant, une fois la piste cyclable terminée, nous sommes arrivés sur une grosse route sans intérêt, traversant des petits hameaux puis la ville en elle-même. Sans intérêt et avec un nombre incroyable de bâtiments abandonnés dont des restaurants mais aussi un musée de l'ange italien complètement irréel... Nous aurions pu nous passer de ce tronçon. Nous avons fini notre tour sans trop traîner puis sommes rentrés déjeuner puis nous reposer à l'auberge jusqu'au lendemain matin.

Notez quand même qu'entre le Denny's et l'auberge il y a de jolis petits temples à visiter.



Où manger ? 

Les propriétaires de l'auberge nous ont conseillé plusieurs restaurants, mais nous avons eu le courage de n'en tester qu'un seul : le Taihô (Taihou fuji, site en japonais).
Axel a choisi la soupe de soba accompagnée de tempura, un vrai délice et un petit détail terriblement mignon caché dans le bouillon de la soupe. Quant à moi, j'ai tenté le nabe au sel et aux udon maison (plat typique du coin apparemment). Les udon ressemblaient à des tagliatelles et le plat était absolument gigantesque !



L'accueil était chaleureux, il n'y avait pas grand monde et le restaurant en lui-même était assez charmant. Les prix tournaient autour de 1000/1200 yen par personne, ce qui n'est pas malhonnête mais quand même un budget si on doit dépenser autant à chaque repas. C'est pourquoi, malgré l'envie d'y retourner, nous avons préféré prendre de quoi dîner au konbini le soir-même avant de sombrer dans un sommeil profond.

Comment venir ? 

Il y a, grossièrement, deux façons de se rendre à Yamanakako depuis Tokyo, malheureusement le JR pass n'est pas vraiment utile, voire pas du tout, pour ce trajet.

La façon la plus simple consiste à prendre un car direct depuis la station Tokyo à Tokyo jusqu'à "Fuji san Yamananako (Hotel Mount Fuji)". C'est ce que nous avons fait. Le trajet prend un peu moins de 2h30 et le bus arrive à quelques pas de l'auberge, c'est donc très pratique, surtout après un voyage en avion depuis Paris.
Nous avons pu commander nos billets en avance sur le site de la compagnie de bus Kousoku bus, disponible en anglais. En prenant les billets un mois avant, nous avons pu bénéficier de réductions de "vente en avance" (早売 - Hayauri). J'en parle plus précisément dans cet article au sujet des transports

Sinon il y a la possibilité de prendre la JR jusqu'à un certain point puis de cumuler lignes privées hors JR Pass puis bus. Cela nous paraissait compliqué, mais si vous avez l'âme de galériens, sachez que le site de l'auberge explique bien toutes les façons de venir, dont celle-ci ! 

Pour repartir, puisque nous allions à Kyoto, nous n'avons pas repris ce bus. Nous en avons pris un autre qui nous a emmenés jusqu'à une petite ville du nom de Mishima où nous avons pu prendre le shinkansen avec nos JR Pass. Ce n'était pas très cher et pas trop long.
Comme pour l'aller, nous avons acheté nos billets en avance, mais sans réduction ce coup-ci sur Japan bus online. Il partait du même endroit, à quelques pas de l'auberge. 



J'ai acheté ma première gotochi card dans cette petite ville. Ces cartes postales absolument mignonnes se trouvent en bureaux de poste et représentent les attraits principaux de la ville que l'on visite (monuments, nourriture, artisanat...). C'est très drôle de les chasser à chaque nouvelle escale.
Mais contrairement à la majorité des gens qui les achètent pour les collectionner, j'ai préféré les acheter pour les envoyer. Je n'en ai gardé aucune pour moi et ne les ai pas immortalisées devant ce qu'elles représentaient (vous pouvez regarder les photos des gens qui s'amusent à le faire sur instagram, c'est super sympa comme challenge).

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2 commentaires:

  1. Hello,
    Très sympa tes photos, elles sont pleine de douceurs.
    Je n'ai pas vraiment fait le tour/région du mont à part Kawaguchiko, sympa mais on tourne vite en rond.
    Xx,
    Ara

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  2. J'ai vraiment adoré ton article ! Je ne connaissais pas les Gotochi card, mais je trouve le concept super sympa ��

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