15 mai 2018

Voyage au Japon | Voyager enceinte


Lorsque nous avons acheté les billets d'avion pour le Japon en octobre 2017, nous ne savions pas encore le tournant que notre vie allait prendre en 2018. C'est donc pleins d'insouciance que nous avons décidé de partir un mois entier en mars 2018. Et environ un mois plus tard, c'est le virage, le chamboulement : nous apprenons que je suis enceinte. Passés la joie toute rose et les petits oiseaux cuicui, une des premières questions que nous nous sommes posées a été "Mais et le voyage au Japon alors ?".

J'ai ratissé les blogs et les confins des internets pour savoir ce que cela impliquait de voyager enceinte. J'ai trouvé quelques articles, mais finalement pas autant que je le pensais. Cet article est donc, comme ceux que j'ai pu lire, un récit de mon expérience personnelle. J'y aborde, non pas le plaisir d'attendre un enfant mais le côté pratique d'un voyage de longue durée dans ces conditions.

Chaque femme est différente et vivra sa grossesse différemment. Lire des articles de blog ne dispense pas de poser toutes ses questions à son médecin ou à sa sage-femme en priorité. 


Quelle femme enceinte suis-je ?

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais un petit point pratique me semble bien pour poser les bases. Certaines femmes pourront se retrouver dans mon profil, d'autres pas du tout, mais c'est ce qui donnera de la pertinence à la lecture de cet article (ou pas). 

- Je ne suis pas classée dans les grossesses à risque : je n'ai pas de maladie chronique ou particulière, pas de problème de poids ou de santé spécial. Le bébé, à la 1ere échographie, semblait être en pleine forme aussi, avec rien de particulier à signaler. 
- Je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose, cela demande donc de faire une prise de sang mensuelle et de faire attention aux aliments que je mange.
- Je ne suis pas vaccinée contre la rubéole, je dois donc éviter les foyers potentiels de contagion. Tant mieux, le Japon n'en fait pas partie ! (Et je ne sais même pas quels pays pourraient en être, en réalité). 
- J'ai été vaccinée contre la grippe au début de ma grossesse.
- J'ai été sujette aux nausées constantes et à la fatigue intense du 1er trimestre à tel point que j'ai passé presque 2 mois cachée dans le fond de mon canapé. Mais, je n'ai quasiment pas vomi. 
- Au 2e trimestre, toutes les mauvaises sensations ont disparu, j'étais pleine d'énergie et de joie de vivre.


Les questions et l'organisation du suivi prénatal

Je crois que c'est au premier rendez-vous que j'ai parlé de ce voyage à ma sage-femme. Comme il était prévu avant, c'était facile de lui donner les dates et la durée, et de lui parler du pays pour qu'elle puisse me conseiller et me rassurer.
La première chose qu'elle a faite a été de vérifier à quel mois de grossesse je serais pendant ce périple, et s'il ne nous empêcherait pas de faire le suivi prénatal correctement. Le mois de mars allait être le 5e mois de grossesse.
La 2e échographie se fait entre la 22e et la 24e semaine d'aménorrhée, soit à la fin du 5e mois. Nous avons eu la chance incroyable d'être de retour en France pour la 23e semaine d'aménorrhée et nous avons pu la faire dans le temps imparti (23SA+6 jours).
Si vous prévoyez de partir en voyage pendant le 2e trimestre de votre grossesse, pensez bien à faire coïncider les dates avec les échographies à faire. Je ne sais absolument pas ce qu'il est possible de faire en cas d'incompatibilité de dates : la faire à l'étranger ? Accepter un décalage léger ? Je n'ai pas demandé à ma sage-femme puisque ce n'était pas mon cas.
Juste avant de partir et dès mon retour, j'ai fait mes prises de sang mensuelles pour qu'il n'en manque aucune.

Le Japon est un pays assez facile pour voyager enceinte, du point de vue médical. Pas de foyers d'épidémies, pas de risques particuliers au printemps. La sage-femme a seulement insisté sur le fait de faire attention à ce que je mangerais, ce qui n'est pas facile lorsqu'on ne connait pas vraiment la cuisine locale et que l'on ignore de quoi sont composés les plats. Heureusement, je connais assez bien la cuisine japonaise, je savais donc à l'avance ce qu'il faudrait que j'évite ou pas.

Même si le 5e mois de grossesse ne risquait pas de poser problème pour prendre l'avion, je me suis tout de même renseignée sur internet pour connaitre les limites posées par les compagnies aériennes : généralement à partir du 8e mois. J'avais lu que certaines compagnies pouvaient réclamer un certificat médical pour pouvoir embarquer, mais ma sage-femme m'a rassurée en me disant qu'à ce stade de grossesse, je n'étais pas concernée.

Je n'ai eu qu'une seule réelle appréhension en préparant le voyage. De novembre à fin janvier, j'étais en pleine spirale infernale des nausées et de la fatigue intense. J'avais peur que cela ne me quitte plus malgré l'arrivée du 2e trimestre et que cela ne m'empêche de profiter du voyage. Je m'imaginais enfouie dans les futons, bloquée à l'auberge à ne rien pouvoir découvrir, pendant qu'Axel ratisserait le pays sans moi. Quel gâchis ! La chance a été de ne pas faire partie de ces femmes victimes de ce mal-être tout au long de leur grossesse. Dès février j'ai commencé à me ressentir en pleine forme, les nausées n'étaient plus qu'un lointain souvenir (je ne pensais pas les oublier si vite), et j'ai arrêté de m'inquiéter à ce sujet, redevenue impatiente à l'idée de partir !


Corriger l'itinéraire du voyage en conséquence

Sur le mois de voyage, nous avions prévu 21 jours de road trip et 10 jours posés à Tokyo. Cette dernière longue escale ne demandait aucune révision de programme, par contre nous avons hésité sur certaines étapes de notre road trip : que serais-je capable de faire ? Quel serait mon niveau de fatigue ? Est-ce bien raisonnable ? Telles étaient les questions que nous nous posions pour chaque escale.

La seule que nous avons jugé nécessaire de supprimer définitivement a été l'île de Yakushima. Prévue en plein milieu du périple et ne proposant que de longues randonnées dans la montagne, cette île a présenté plus d'inconvénients que d'avantages. Si je m'y rendais dans un état de fatigue déjà prononcé, j'étais sûre de ne pas pouvoir marcher en montagne. Et si forcer sur ma condition physique pour profiter d'une journée de randonnée risquait de me bloquer pour les étapes suivantes, nous serions déçus. D'autant qu'aller sur Yakushima représente tout de même un budget supérieur à d'autres destinations. Nous l'avons donc supprimée de notre itinéraire pour cette fois. Nous l'avons remplacée par Nagasaki et n'en avons pas été déçus !

A la fin du voyage, nous avons aussi annulé le détour par le musée du kappa de Yaizu. La perte d'endurance commençait doucement à se faire sentir et nous avons été pris de flemme.

Cela étant, nous avons marché tous les jours en moyenne 11km. Certains jours allant jusqu'à 18km de marche et d'autres étant plus réduits. J'ai pu gravir des petites montagnes, aller dans des temples reculés, marcher dans les villes sans problème. Même si au fil des semaines je sentais mon endurance faiblir, et mon corps devenir celui d'une vieille mamie asthmatique lorsqu'il y avait trop de marches à monter, la grossesse ne m'a pas empêchée de découvrir tout ce que je voulais découvrir.
Notre bonne idée sans le savoir a été de planifier le road trip en début de voyage et de finir avec10 jours à Tokyo pour récupérer. Il y a des choses que j'ai pu faire en début de voyage que je n'aurais pas pu faire à la fin (comme le tour d'un lac en vélo par exemple, ou la randonnée entre Kurama et Kibune près de Kyoto dont je vous parlerai dans un prochain article).


Le dossier de grossesse à préparer

Pour partir sereine, et être prête en cas d'inquiétude ou de souci de santé, il est conseillé d'emmener tout son dossier de grossesse avec soi. Ce que j'ai fait. Il contenait :
- des copies de l'ensemble de mes prises de sang
- des copies de la 1ere écho (emmenez les toutes si vous en avez plusieurs)
- ma carte de groupe sanguin
- le numéro de l'assurance de la carte Gold (hyper important!)
Je n'ai rien fait traduire en japonais ou en anglais. Je me suis dit qu'avec une bonne application ou l'aide de quelqu'un parlant anglais, je pourrais m'en sortir facilement. J'avais toutefois fait une petite fiche de mots clés pour être sûre de pouvoir les montrer ou les répéter si besoin.
Ma sage-femme n'était pas inquiète : selon elle, prendre ce dossier avait plus lieu de prévoyance mais il n'y avait pas de raison qu'il se passe quoi que ce soit.

J'avais également regardé dans le guide si chaque ville disposait d'un hôpital, au cas où et où il se situait. Dans le cas des toutes petites villes, il n'y en avait pas, mais je ne m'en suis pas formalisée, me disant que ce n'était pas la majorité de nos escales. On trouverait toujours une solution !

Concernant le numéro de l'assurance de la carte, j'étais tombée sur l'article d'une blogueuse qui avait eu des contractions à répétition pendant son voyage je ne sais plus où. Elle est allée aux urgences pour vérifier que tout allait bien et pour calmer les douleurs. C'est seulement après la prise en charge aux urgences qu'elle a appelé son assurance qui lui a gentiment appris qu'elle aurait dû appeler AVANT de s'y rendre pour valider la démarche avec eux. Ses frais n'ont donc pas été pris en charge et elle a dû tout payer de sa poche. Je me suis promis de ne pas me faire avoir de cette manière si cela devait m'arriver, mais... cela ne m'est pas arrivé.

A penser donc en cas de complication, douleur anormale, problème : 
- faire appeler l'assurance par son compagnon de voyage (avec le numéro de téléphone et tous les renseignements nécessaires pour l'identification déjà prêts)
- se faire prendre en charge par les urgences dans la foulée
Evidemment, c'est dans le cas où votre vie n'est pas sur le fil du rasoir...

En faisant ce dossier, il ne s'agit pas de s'angoisser mais d'être prête à rencontrer un imprévu en toute sérénité. 


Prendre l'avion

Pour voyager, j'ai dû prévoir des bas de contention à porter pendant tout le vol sous mon jean. J'ai joué la bonne élève. Cela dit, mes 2 voyages (aller et retour) se sont merveilleusement bien passés. En m'enregistrant la veille, j'ai pu choisir une place côté couloir pour déambuler facilement si j'en ressentais le besoin, mais aussi pour aller souvent aux toilettes (joie de la vessie écrasée par l'enfant!).
J'ai aussi bu pas mal d'eau pour rester hydratée pendant les vols (d'habitude je suis plus thé ou coca).

Personne ne m'a rien demandé, ni certificat, ni dossier ni rien du tout. Je n'ai bénéficié d'aucun traitement particulier non plus. C'était facile !
Aucune sensation particulière pendant les voyages non plus.


Restrictions alimentaires au Japon

N'étant pas immunisée contre la toxoplasmose et devant faire attention à d'autres risques alimentaires type listériose, je ne mange pas de viandes crues, de foies ou d’œufs pas assez cuits. Il faut aussi faire attention aux légumes crus, qu'ils soient bien lavés.
Même si je fais attention, je ne suis pas flippée de la nourriture.

J'ai entendu dire qu'au Japon, les restrictions ne sont pas du tout les mêmes. Les femmes enceintes mangent des sushis, et je ne sais pas si elles retirent les œufs crus de leur alimentation ou pas.
Certaines personnes ont donc tenté de me donner leur avis du style "si elles mangent des sushis, franchement, les restrictions alimentaires françaises sont bidons, vas-y mange des sushis!". Chacun fait ce qu'il veut, personnellement, avec tout ce que l'on trouve dans la nourriture de nos jours, je préfère me passer de certains aliments pendant quelques mois plutôt que de courir un risque débile, même minime. Au Japon, la contraception est aussi très en retard, et ce n'est pas un modèle à suivre... Ils peuvent être de mauvais conseil sur certains sujets.

En tout cas, une ou deux fois, j'ai essayé de dire que je ne mangeais pas tel ou tel aliment à cause de la grossesse, on m'a regardée sans comprendre. Autant en France, nous avons des serveuses et des serveurs plutôt alertes sur le sujet qui prennent même parfois les devants et proposent des plats arrangés en conséquence, autant au Japon, ne comptez que sur vous-même et gérez vos restrictions alimentaires comme des grandes. Le plus simple étant d'éviter carrément un aliment douteux plutôt que de demander à le cuisiner autrement. 


S'écouter pendant le voyage

Le plus important pendant un voyage de ce genre, c'est d'écouter son corps. Si ca tire, si la fatigue se fait sentir certains jours, il ne faut pas hésiter à ralentir !
C'est en arrivant à Hiroshima, la dernière escale de notre road trip que j'ai ressenti un gros coup de fatigue. Nous avons donc fait moins de choses pendant ces quatre jours pour que je puisse récupérer correctement. Ce n'est pas grave !

De même, le soir à 22h, je sombrais dans un sommeil de plomb. Nous n'avons pas profité de la vie nocturne du tout, mais en pouvant me coucher tôt, je récupérais correctement pour le lendemain et nous nous levions tôt sans réveil. Le plus important pour nous était que je sois opérationnelle pendant la journée.


Le badge de grossesse pour les transports en commun

Ce que j'ai remarqué pendant ce mois au Japon, c'est que les gens n'en ont clairement rien à faire de la femme enceinte ! Que ce soit dans les transports ou ailleurs, il ne faut pas compter sur la gentillesse des japonais pour avoir une place ou la moindre facilité.

Pendant le road trip, je n'avais pas connaissance du badge que toutes les femmes enceintes reçoivent dès le début de leur grossesse pour les aider à avoir une place prioritaire dans les transports : le ninshin baaji (photo illustrant l'article). Je me disais que mon ventre prenant pas mal d'ampleur serait un argument suffisant. Mais pas du tout ! En concurrence directe avec les vieux et les très vieux, je n'avais aucune chance de gagner ! Il m'est même arrivé plusieurs fois de me faire fusiller du regard lorsque j'étais assise (le ventre en valeur pour invoquer mon droit à la place assise), ou même de rester debout dans de longs trajets devant des gens assis surveillant du coin de l’œil que je ne tombe pas dans les pommes sans JAMAIS proposer leur place.
Je suis mauvaise langue, sur 21 jours, je crois que 3 personnes m'ont gentiment proposé leur place...

C'est aussi à ce moment-là que j'ai compris pourquoi les femmes enceintes sont prioritaires théoriquement. Les vertiges beaucoup plus récurrents, l'immobilité très inconfortable, la chaleur corporelle qui augmente naturellement et qui devient étouffante en cas de forte affluence dans les transports, c'est l'enfer ! Et au 5e mois, je n'avais pas encore le poids du ventre et les kilos qui s'empilent...

Bref, à Hiroshima, j'ai essayé de me procurer ce badge magique après la lecture d'un article disant qu'on pouvait le récupérer facilement et gratuitement en gare JR sur simple demande.
A Hiroshima, on m'a envoyée à l'office du tourisme de la gare JR car personne ne savait quoi me répondre. Et le personnel de l'office de tourisme, très gentil mais désorienté par ma demande, s'est mis à passer des coups de fils dans tous les sens pour savoir où je pouvais me procurer ce badge.
Si à Tokyo, on peut l'avoir en gare, à Hiroshima il faut aller à l'hôpital faire un dossier et une consultation pour pouvoir le demander. Cela dépend donc des villes. 

J'ai attendu d'arriver à Tokyo pour retenter le coup. Et là, magie ! On me l'a donné à un petit guichet de renseignement d'une gare JR sans rien me demander. Je suis repartie avec ce trophée accroché à mon sac, fière comme un chausson !

La réalité cependant, c'est que ce badge est quasiment inutile... Dans le métro de Tokyo, malgré le badge, trouver une place assise était souvent compliqué. J'ai bien relevé tous ces regards furtifs se replongeant immédiatement dans le "sommeil" ou dans un bouquin pour éviter de céder une place.
Et je sais que ma grossesse ne faisait aucun doute, dans la rue nous avons eu plusieurs sourires de connivence avec d'autres femmes enceintes (on en croise incroyablement peu au Japon), ou bien je voyais bien le regard insistant sur mon ventre par toutes les tranches d'âge de la population.

Nous avons bien rigolé quand nous sommes rentrés en Europe. Que ce soit pendant l'escale à Zurich ou même dans le métro parisien pour rentrer à la maison, j'ai eu toutes les places que je n'osais plus imaginer en rêve ! Et le badge est désormais un joli petit souvenir en plus accroché au carnet de voyage.

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12 commentaires:

  1. Oh super sujet, ça pourra peut-être me servir un jour, qui sait ?^^ C'est fou cette absence d'empathie dans les transports... J'avais entendu parler de ça par des expatriées surtout (le site d'Eva de Frenchy Nippon il me semble)
    Petite question : as-tu pu te baigner dans les onsen du coup ? L'eau y est tellement chaude parfois.

    En tout cas, toutes mes félicitations ! :) Quoi qu'il en soit le badge restera un joli souvenir de cette expérience hors du commun. Des bisous !

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    1. Oui j'avais aussi lu des choses mais ne les avais pas retenues car je n'étais pas concernée à l'époque !
      J'ai des bains quasiment tout le long du voyage, en prenant bien mon temps pour y rentrer et surtout en n'y restant pas trop longtemps. Ce n'était pas conseillé mais j'en avais trop envie et ca ne m'a pas joué de mauvais tour.
      Tu fais bien de poser la question, j'ai totalement oublié d'en parler, je le rajouterai surement dans le corps de l'article ;)

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  2. Je ne suis pas (encore?) concernée mais c'était très intéressant de lire ton expérience! J'ai eu une petite frayeur en février et puis en fait fausse alerte, mais direct je me disais "si jamais, on va toujours au Japon?" Et puis en fait ton article montre que c'est tout à fait possible si on s'écoute! Je vous souhaite beaucoup de bonheur à venir :)

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    1. Et c'est incroyable dans les transports, comme quoi, la politesse japonaise et l'impolitesse française sont souvent des mythes!

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    2. Oui ce n'est pas du tout un souci de voyager là bas dans ces conditions. Comme m'a demandé Céci en commentaire sur les onsens, j'ai également pu me régaler en bains chauds, meme si pas conseillés, j'y suis allée tranquille en m'écoutant.
      Donc pas d'inquiétude si ca t'arrive, sauf si tu voyages pendant le 1er trimestre qui peut etre vraiment rude !

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  3. Félicitations future maman ! On dirait que ta grossesse ressemble à la mienne pour l'instant, moi aussi j'avais pu profiter de voyager au 2ème trimestre même si ce n'était que quelques jours à Hokkaido :)
    En effet pour les restrictions alimentaires ici on ne te dit absolument rien la plupart du temps, c'est beaucoup plus important de faire chier avec la prise de poids quand même XD
    Les places prioritaires dans les transport, donc c'était même pas mieux en-dehors de la capitale ? Et ça, en gros ça continue après, quand tu as un petit en porte-bébé ou comme moi maintenant un enfant un peu plus grand mais pour qui c'est pénible d'être debout à la longue surtout quand y'a du monde, ça se bouscule pas pour laisser la place...
    Je vois que ça parle des bains dans les commentaires, est-ce que tu as eu vent de la vieille croyance comme quoi le bébé allait bouillir si une femme enceinte se baignait au onsen ? :D

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    1. Merci Katzina !
      Pour tout ca, je peux te dire que je suis ravie d'être revenue en France, c'est BEAUCOUP plus facile au quotidien : les places, la bouffe, l'attente debout, les gens font vraiment attention, ca donnerait presque envie d'etre enceinte tout le temps hahaha !

      Chez nous aussi c'est déconseillé le bain chaud, du fait que le fœtus n'auto-régule pas sa température. Et j'en avais entendu parler mais aussi que souvent c'était déconseillé à cause des craintes de chutes sur le sol mouillé ou de risque de malaise.
      Mais en vrai, si on n'y reste pas jusqu'à l'évanouissement, ca va !

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  4. Si tout se passe bien je ne serais pas concernée (sauf pour des voyages en interne) mais ton article a été très intéressant à lire, complet et super instructif !

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    1. C'est vrai qu'au final tu ne voyages pas du tout hors du Japon, tu seras donc tranquille de ce point de vue là ! :)

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  5. Avant tout, je pense que j'avais zappé la bonne nouvelle donc... Félicitations :D Je vous souhaite beaucoup de bonheur à venir <3
    Et bien, je ne suis pas enceinte mais ton article m'a bien interressé ! Comme quoi, être enceinte n'oblige pas à se restreindre et tu as pu faire un superbe voyage :)

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    1. Merci Alex ! J'ai bien suivi tes petites stories trop cools pendant ton voyage !! Bon courage avec le contre-coup du retour, mais ca ne devrait pas (trop) durer.
      Non être enceinte ne rend pas un beau voyage impossible. Et j'ai été bien rassurée par ma sage-femme dès le début à ce sujet, ca aide à profiter d'une "dernière" longue opportunité de voyager seuls avant très longtemps ! J'ai vu qu'il y avait même un terme pour parler de ca : la baby moon hahahaha !

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  6. Je pensais que les Frenchies étaient très individualistes mais finalement les Japonais sont pas plus fair-play vis-à-vis des femmes enceintes...

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