14 sept. 2017

A la découverte de la région de Gifu


La semaine du 4 au 8 septembre 2017 a eu lieu l'événement Voyage créatif au Japon, hébergé à l'UNESCO. Il s'agit d'un petit salon mettant en avant des régions, des lieux à visiter au Japon, pour leur patrimoine culturel fort, leurs paysages, leur gastronomie... Cette année, Gifu, Nara et Nagasaki étaient les 3 régions à l'honneur. Le thème de cette année était "Héritage des traditions et création d'une nouvelle culture" à travers le travail de cinéastes, photographes et exposants des métiers et des cultures traditionnels.
Je ne connaissais pas du tout cet événement et ne savais pas qu'il avait déjà eu lieu en octobre de l'année précédente. J'ai découvert les quelques articles à son sujet en début de semaine, alors que je n'avais rien vu passer avant. Comme ce salon ne dure que 5 jours, et uniquement en semaine (de rentrée!), il n'y avait vraiment pas grand monde. Très agréable à parcourir donc, mais décevant pour les personnes qui ont fait le déplacement jusqu'en France pour promouvoir leurs régions.


Je ne vais pas vous présenter l'ensemble de l'exposition. J'ai envie, à la place, de vous partager des idées de destinations et d'activités que j'ai mises de côté pour un prochain voyage ! 

Dans ce premier article, je vais vous parler de Gifu !
Leur stand était vraiment bien conçu, et il était très agréable de s'y arrêter. On y découvrait, outre des brochures très précises sur la région, des exemples de créations artisanales typiques : papier washi, masu (gobelets à sake en bois), poupées à l'effigie de boeuf de Hida, répliques de plats japonais...


Le boeuf de Hida est une spécialité culinaire de la région. Ces boeufs noirs  seraient réputés pour donner une viande tendre empreinte d'une saveur umami. Elle est très marbrée si on l'examine en détail. Cette viande se mange en steak, grillades, ou encore en sukiyaki, shabu-shabu ou ragoût.

Voici les quelques endroits et activités que je rêve de faire à Gifu :

Gujô Hachiman
Beaucoup de canaux sillonnent cette ville où de l'eau pure coule le long des rues. J'ai lu que les habitants pouvaient encore laver leurs aliments dedans tant elle est "pure", ou du moins propre. La source de Sôgi aurait été la toute première source d'eau à avoir été sélectionnée par le ministère de l'environnement comme l'une des "cent eaux remarquables du Japon". Vous pouvez découvrir la liste de ces eaux (sources, rivières, nappes souterraines...) disséminées un peu partout dans le Japon. L'occasion d'un nouveau thème de voyage ? Bref, Cette source est compartimentée sur différents niveaux, chacun ayant une utilité propre : boire, puis nettoyer le riz et rafraichir les pastèques, puis laver les légumes, et enfin laver le linge. Ma question : y a-t-il encore des gens qui lavent leur linges à la source ou dans les canaux ?

A l'embouchure de cette source, il y a un sanctuaire qui renferme l'esprit d'une divinité aquative... Je dois y aller !


Cette ville est également le berceau des répliques en plastique des plats proposés dans les restaurants japonais. Si vous êtes déjà allés au Japon, vous voyez de quoi je parle ! Sinon la photo ci-dessus en est un parfait exemple. Ces répliques sont très utiles pour visualiser ce que l'on va manger au restaurant (notamment quand on ne sait pas lire une carte en japonais, n'est-ce pas !). A l'origine créés en cire, aujourd'hui ces répliques sont confectionnées à partir de résine synthétique. Il y a 2 lieux à visiter si l'on a envie de découvrir davantage ces produits d'artisanat décalé.

La sample kôbô, boutique de répliques alimentaires abritée dans un vieux bâtiment traditionnel, propose des souvenirs rigolos, et est organisée de façon à ce que l'on puisse regarder les artisans travailler. La visite est gratuite.
Il est également possible de s'y essayer ! Il vous faudra choisir entre fabriquer le beignet de tempura, une glace ou un petit gâteau.
Il faut réserver et j'imagine que c'est possible via le site internet (rubrique contact) si on n'ose pas les appeler.
Vous pouvez toujours jeter un oeil à leur chaîne youtube pour découvrir le process des ateliers.

Le Sample village Iwasaki est le tout premier atelier de fabrication de ces répliques. Là aussi on peut voir les artisans à l'oeuvre, acheter des souvenirs ou s'y essayer !
Chaque type d'aliment requiert une méthode de fabrication différente. Le Sample village propose donc des sets de fabrication. Vous pouvez retrouver le détail de l'atelier sur cette page de leur site avec plein de photos. 
Les deux lieux proposent sensiblement la même chose, à vous de choisir où vous préférez faire votre petit atelier créatif ! 


Gero
C'est une ville pleine de onsen ! Alors c'est l'endroit rêvé pour se relaxer et se balader de bains en bains. Attention, je ne pense pas que le tatouage soit spécialement le bienvenu, peut-être vaut-il mieux se renseigner avant de planifier une escale là-bas, si comme moi, vous ne pouvez pas camoufler vos faits d'armes... Cela dit, avec les jeux olympiques approchants, je vous encourage vivement à reposer la question car il se peut qu'un poil plus de tolérance pour les étrangers puisse être au rendez-vous... 

Si jamais l'interdiction du tatouage reste non-négociable, il reste les ashiyu (足湯 - onsen pour les pieds). La ville en possède une dizaine et il est possible de se faire un petit rallye bains de pieds/tranquille posé. Sans collants, cela va sans dire, mais ça m'est arrivé une fois dans une ville pleine d'ashiyu et je me suis maudite jusqu'à la fin de la journée... 
Il existe un pass, le Yu-meguri tegata à 1300 yen, qui permet d'utiliser les bains de 3 ryokan de la ville de votre choix parmi une vingtaine d'établissements participants. Je ne sais pas si ce pass vaut vraiment le coup, mais c'est une jolie plaquette en bois qui peut faire un merveilleux souvenir après... 
Les bains de pieds sont quant à eux gratuits. 

Je suis une grande adepte de feux d'artifices, et j'ai pu voir que Gero en proposait souvent, et même en hiver ! 
- Les feux d'artifice d'hiver "Hanabi monogatari" ont lieu chaque samedi de Janvier à Mars à 20h30. 
- Le feu d'artifice d'été a lieu le 3 août (n'hésitez pas à demander confirmation à l'office de tourisme quand même) à 20h
- Les feux d'artifice musicaux d'hiver ont lieu chaque samedi de décembre à 20h et le 24 décembre à la même heure. 
Des spots de bains de pieds donnent même sur ces feux d'artifice. On peut donc cumuler les 2 activités ! 

Enfin, Gero étant le bruit du croissement de la grenouille, vous trouverez des effigies de cet animal un peu partout dans la ville (et surtout sur les plaques d'égouts). Un sanctuaire Kaeru (grenouille) est rempli d'icônes et de représentations de la grenouille. Je ne connais pas son emplacement, mais encore une fois, un petit tour à l'office du tourisme vous donnera tous les renseignements nécessaires ! 



Takayama
Ville très touristique de la région, elle possède un magnifique quartier historique, appelé Sanmachi, avec de vieilles maisons en bois, particulièrement jolies au printemps. 
Takayama compte plusieurs distilleries de sake, signalées par des grosses boules d'aiguilles de cèdre. Ces grosses boules ne sont pas la seulement pour indiquer les distilleries mais aussi pour informer le client de la maturation (je ne suis pas sûre que ce soit le bon terme) du sake. La boule est installée à l'entrée lorsque le sake nouveau est arrivé. Petit à petit, cette boule de cèdre brunit. Cette évolution de la couleur correspond au temps de maturation du sake. Lorsque qu'elle est bien brune, c'est à ce moment-là que le sake est le meilleur ! Certaines distilleries ouvrent leurs portes au public en janvier et début février, mais la plupart se contentent de vendre leur production. On peut toutefois toujours y faire des dégustations de différents sake. 

Un des souvenirs les plus populaire de la ville est le sarubobo, une poupée toute rouge, dépourvue de traits de visage. Elles étaient utilisées pour repousser les esprits maléfiques et les épidémies.
A Hida Takayama, à côté du village folklorique, on peut participer à un atelier où l'on peut fabriquer et personnaliser des souvenirs de la région, notamment les sarubobo. Vous pouvez trouver toutes les informations sur ce site (tarifs, adresse...)

Autour de la ville, vous pourrez découvrir de très jolies forêts et un très joli quartier de temples. 



Tajimi, Toki, Mizunami
C'est dans ces villes que l'on peut découvrir la céramique typique de Mino, qui représente un peu plus de la moitié de la production céramique japonaise. On peut donc y découvrir un certain nombre d'ateliers de production, des musées et des galeries, des magasins spécialisés, et apparemment, des restaurants qui choisissent soigneusement leur vaisselle. 

Des marchés et festivals de poterie ont lieu à : 
- Tajimi les 2e samedi et dimanche d'avril et les 1er samedi et dimanche d'octobre
- Toki du 3 au 5 mai


Pour finir, Guillaume de la chaîne Ichiban Japan a publié 2 vidéos sur la région qui vous en donneront un super aperçu. Ses images sont super chouettes et ses petits raps improvisés ne gâchent rien ! Voici les liens :
- Gifu, ma région préférée au Japon
- Rallye des onsen à Gifu


N'hésitez pas à vous rendre sur le site de la région qui est traduit en français ! Vous y retrouverez un max d'infos détaillées sur ce que l'on peut faire dans cette région trop souvent oubliée !

Pour éviter que cet article ne devienne un pavé, je vous réserve d'autres parutions au sujet des environs de Nagasaki et du nord du Japon !

16 août 2017

J'ai créé ma micro-entreprise et lancé ma boutique Etsy


La formation de reconversion en céramique que j'ai suivi pendant 9 mois s'est achevée au mois de juin avec le passage du CAP tournage en céramique. Je vous avais décrit un peu le quotidien de ma reconversion en mars dernier, puis plus rien. Il est temps de faire un petit point sur l'avancement de cette aventure !

Je vous avais raconté que la deuxième partie de la formation ne m'emballait pas plus que ça et que j'avais un peu peur du passage du CAP, à cause de mon incapacité à rester concentrée sans m'éparpiller sur les réseaux sociaux par exemple, ou sur un million d'idées bouillonnantes qui pouvaient apparaître dans mon esprit. J'ai tenu bon ! Jusqu'en juin ! Non pas en forçant ma concentration - non il n'y a rien à faire pour ça je crois - mais en me projetant beaucoup plus dans l'après formation : recherche d'atelier, création de la marque, création de la micro-entreprise, recherche de concepts, création de la boutique...


L'installation de l'atelier

Mi-mars j'ai commencé les recherches de local. Comme je vis en banlieue parisienne, je suis en appartement et il m'est impossible d'installer un atelier de céramique dans un si petit espace. La seule solution a été de chercher un lieu à louer, partagé ou non, pouvant accueillir tout le matériel et les nombreuses matières premières.
J'ai eu beaucoup de chance car j'ai trouvé l'atelier pour le 1er avril ! Une annonce postée sur le site de la Maison des Artistes proposait plusieurs petites surfaces à Montreuil, à une dizaine de minutes à pieds de chez moi. Ce jour-là, il était 9h du matin, j'ai téléphoné, visité dans la foulée et loué mon espace, puis suis retournée en cours sur un petit nuage.

Dans un collectif d'artistes (peintres, illustratrices, vidéastes...), j'ai pu choisir un atelier de 14m² où je suis seule, donnant directement sur la rue, avec une baie vitrée. Je peux ainsi y accueillir facilement des curieux ou des clients sans empiéter sur le calme des autres artistes.
L'espace était loué brut. Très brut. Et très humide. Avec l'aide d'Axel, j'ai retapé tout l'intérieur, repeint, déshumidifié et aménagé l'espace de travail.


A l'époque je n'avais pas du tout appréhendé la contrainte du temps, et je me demandais parfois si je n'avais pas fait une bêtise, à louer un atelier si tôt. Car qui dit avoir un atelier dit verser un loyer, évidemment. Et verser un loyer pour un endroit dans lequel on ne peut pas travailler jusqu'en juin pouvait paraître sordide et peu responsable...
Pour travailler, un céramiste a avant tout besoin d'un tour et d'un four. Bien renseignée par l'école, j'ai pu choisir les miens assez facilement, en fonction de mes besoins futurs et de mes économies disponibles. Ce que je n'avais pas appréhendé donc, c'était le temps de fabrication et de livraison du four : 2 mois ! Lorsque j'ai su ça, j'ai compris que louer mon atelier si tôt avait été une bonne idée !
Car pour pouvoir commander son four, il faut faire des manipulations électriques dans le local. On ne peut pas commander de four si l'on n'a pas de local, en prévision.

En louant mon atelier au 1er avril, et en commandant mon four quinze jours plus tard, j'ai pu être totalement installée et prête à travailler à la mi-juin. C'est quelque chose de vital à prendre en compte lorsque l'on commence son activité de céramiste.


Création de la micro-entreprise

Une fois l'atelier trouvé et en cours d'installation, je me suis penchée sur les innombrables possibilités de statuts : société, société unipersonnelle, association, micro-entreprise (ex auto-entreprise). Heureusement que l'école avait bien débroussaillé le chemin car c'est un vrai parcours du combattant lorsque, comme moi, l'on doit créer son business sans aucun bagage de gestion.

La micro-entreprise m'est apparue comme étant la manière la plus simple pour démarrer une activité créative, mais aussi la plus économique (pas besoin d'un comptable par exemple). Exit la Maison des Artistes qui ne considère pas la céramique utilitaire (vaisselle et petits objets de déco) comme de l'art, même en création unique ou en séries très limitées. A partir du moment ou l'acheteur peut s'en servir, ce n'est pas de l'art.

La céramique fait partie de l'artisanat, j'ai donc dû me rapprocher de la chambre des métiers et de l'artisanat de mon département (CMA du 93) pour lancer la procédure. Ca aussi, ça a mis du temps ! Il m'a fallu dépenser une grosse somme pour un stage de préparation à l'installation (SPI) qui se fait sur 4 jours à la CMA ou à distance avec une journée obligatoire à la fin. J'ai choisi la formation à distance car je ne pouvais pas me permettre de louper 4 jours de cours à l'école.
Ce stage, même si je l'ai commencé en traînant des pieds, a été très enrichissant. On y aborde tout ce qu'il faut savoir sur la création et la gestion d'entreprise, autant la société que la micro-entreprise. On nous y donne les coordonnées des personnes à contacter en cas de questions, mais aussi beaucoup d'exemples de petites galères d'entrepreneurs et leurs relatives solutions.
Le prix reste malgré tout très élevé (260€ environ, selon le département). Et c'est après ce stage que l'on peut ENFIN créer son entreprise !

J'ai commencé les démarches en avril et ai reçu mon numéro SIRET mi-juillet. Il est possible d'aller plus vite dans la création d'entreprise, mais il faut penser à tellement de choses que j'ai mis 3 mois...

La micro-entreprise est pratique, mais comporte son lot de risques, notamment l'abandon de la sécurité sociale générale en faveur du RSI, organisme privé et célèbre pour sa nullité totale. C'est aussi un pas de plus dans la précarisation, notamment en terme de maternité et de chômage. Je garde dans un coin de ma tête l'idée de trouver un petit job à mi-temps à côté pour minimiser les risques de précarisation extrême.


Création de la marque et de l'identité visuelle

Dans le précédent article, je vous avais déjà communiqué le nom de mon atelier. J'ai beaucoup tâtonné sur la recherche de logo. Tout me plaisait mais tout me déplaisait en même temps. Une chance que j'ai une formation graphique pour être le plus autonome possible, mais ça a aussi été source de beaucoup de frustrations, à ne pas savoir faire ce que j'imaginais. J'ai donc mis cette histoire de logo de côté en me disant qu'une solution finirait bien par pointer le bout de son nez pendant le reste de la création. Aussi, j'ai beaucoup hésité à garder une unité graphique entre le blog et l'atelier, ou les séparer totalement. C'est tout naturellement que j'ai décidé de garder les gifs que j'aime trop réaliser et l'ambiance de mes photos de blog pour la communication de l'atelier. 

Après avoir écumé tous les internets à la recherche d'une plateforme de création de sites internet facile à appréhender, j'ai jeté mon dévolu sur Jimdo et j'en suis ravie. 
Pour 78€ par an, JIMDOPRO propose un nom de domaine, la création intuitive d'un site internet, un large choix de templates, un petit e-shop, une adresse mail liée et un bon accompagnement en cas de bloquage. Ce qui est vraiment top, c'est que tout est personnalisable très facilement. Pas besoin de s'y connaitre en webdesign pour faire son site internet. Tout se fait par drag & drop, tout est super intuitif ! J'ai pu faire mon site en une soirée et une matinée, ce qui est un record ! A titre de comparaison, le blog hébergé sur blogger me prend beaucoup plus de temps et de réflexion pour le moindre petit changement, et j'ai toujours peur de tout ruiner. 

Une fois tout cela fait, j'ai constaté à quel point les cartes de visite étaient importantes. J'ai été amenée à rencontrer plusieurs interlocuteurs intéressants pour mon métier et je n'avais aucune carte à leur donner. J'ai donc fait imprimer un petit batch de cartes chez Moo, imprimeur en ligne que j'aime et que j'adore. Ca m'a permis de m'arrêter sur un logo simple mais que je pense efficace, qui est également la signature que l'on peut retrouver sur mes pièces. 
Finalement laisser le temps à mon cerveau de s'aérer s'est avéré plutôt utile. 


Faire son propre marketing

C'est la partie que je découvre et qui va prendre beaucoup de temps. 
J'ai la chance de tenir un blog et d'être déjà un peu habituée au partage de news et de liens sur les réseaux sociaux, mais je ne me suis jamais donné la peine d'essayer de faire davantage. Surtout par timidité ("tenir un blog est-ce crédible/futile ?"). Je n'ose par exemple pas parler de ce blog au restaurant sur lequel j'ai écrit un article, je ne le partage pas sur les gros groupes réunis par leur passion pour le Japon. Je pars de loin donc ! 

Je découvre les publications sponsorisées sur les réseaux sociaux, je cherche un peu quels sont les meilleurs moments pour communiquer sur mon travail (avant midi ? pendant midi car les gens zonent sur Facebook pendant leur pause déjeuner ? le soir ? le week-end ? Quand les gens sont-ils disponibles pour lire mon information ? Quand sont-ils sur leur ordinateur ou leur téléphone ?) mais aussi à quelle fréquence (est-ce assez ? pas assez ? trop ? Suis-je visible dans leur flux d'information ou vont-ils se désabonner ?). Ces questions ne trouvent pas facilement de réponses, j'essaie un peu tout et demande à droite et à gauche des témoignages de personnes plus expérimentées dans ce domaine dont le blog ou l'e-shop marche. 


Dans tous les cas, on m'a dit qu'une micro-entreprise créative passe 70% de son temps en communication et 30% en création. C'est effectivement ce qui se passe pour moi. Pour espérer déboucher sur une vente, il faut dépenser tellement d'énergie à communiquer. Il faut résister au stress du "et si personne ne réagit ? et si personne n'achète ?" et continuer ! C'est très instructif, autant sur soi, que sur le système dans lequel on évolue aujourd'hui. 

Et comme je n'arrive pas à rester concentrée sur une seule idée (vous vous souvenez, mes problèmes de concentration ?), j'ai aussi décidé de faire quelques vidéos YouTube pour montrer l'envers du décor de l'atelier. Je pense que j'en ferai quelques unes pour le blog aussi mais je réfléchis encore au format.


Il sera intéressant de faire un point après une année d'existence, pour savoir comment je verrai les choses à ce moment-là. J'avoue n'en avoir aucune idée, et peut-être serai-je épuisée de me disperser comme je le fais ! 


Ouverture de la boutique Etsy

Nous sommes à la mi-août, et après des semaines de travail intensif, la boutique pointe vraiment le bout de son nez ! 
Pour qu'elle ait une allure sérieuse, j'ai fait appel à une amie photographe, Camille Betinyani (je suis trop heureuse d'avoir pu engager mon amie pour cette occasion!) afin qu'elle prenne une série de photos de l'atelier et de mon travail. Ce sont d'ailleurs certaines de ses photos qui illustrent cet article. 


Etsy propose un superbe guide du vendeur, très complet, et partage énormément de conseils pour fixer ses prix et faire tourner son business. J'ai essayé de tenir compte d'un maximum de choses, tout en demandant conseil à des amies déjà dans le milieu de la création. 

Maintenant il est temps de se lancer, de s'améliorer chaque jour et proposer des objets de qualité à ceux qui sauront craquer pour mes créations ! J'ai d'autres articles en tête sur la vie de créatrice en micro-entreprise, je n'hésiterai pas à les partager ici. 

Si mon aventure vous plait, n'hésitez pas à vous abonner par ici :


7 août 2017

Repas de la flemme | Riz aux algues nori


Et voici un nouvel article de la flemme. La recette qui prend 2 minutes à faire, qui ne demande que très peu d'ingrédients mais qui reste savoureuse ET tellement japonaise !
Au Japon, le bol de riz, surmonté d'un simple accompagnement est très prisé. Ce n'est pas une cuisine du pauvre, de l'étudiant fauché et flemmard ou du vieux célibataire. Enfin, pas que ! La simplicité des saveurs et ce petit aspect "authentique", on les retrouve d'ailleurs dans beaucoup d'émission, livres, mangas, films...
Il y a plusieurs années, j'avais trouvé, au détour d'un konbini, un livre de 555 recettes de bols de riz à topping unique. 555 déclinaisons, pour une épaisseur de livre ne dépassant pas les 2cm, et plein de photos. C'est dire si les recettes y sont simples et avec peu d'ingrédients.


Les ingrédients du riz aux algues nori se trouvent partout. Sans rire, les plaques d'algues se trouvent en magasins bio, voire même pourquoi pas au Monoprix aujourd'hui. Le wasabi et la sauce soja également.

Comme c'est une recette de flemme, je n'ai rien pesé, j'ai tout fait à l'oeil. Bah oui !

Riz aux algues nori (x1)
- Riz rond cuit
- Une demi grande feuille de nori
- Un peu de sauce soja
- Un peau d'eau chaude
- Une larmichette de wasabi

Couper la demi plaque de nori avec vos doigts en petits morceaux, dans un petit bol. Verser un peu de sauce soja puis un peu d'eau chaude. Avec des baguettes, mélanger le tout pour que les algues deviennent fondantes et imprégnées de soja. N'hésitez pas à rectifier. Il faut que le mélange soit facile à attraper avec des baguettes.
Dans un joli bol (c'est important!), placer le riz chaud. Sur le centre, placer délicatement les algues en paquet, comme un topping délicat. Ajouter une larmichette de wasabi si le coeur vous en dit.

Variante
Pour les moins flemmards, il est possible de rôtir la feuille de nori avant de la découper. Cela libérera davantage de goût.
Mais surtout, n'en faites pas trop, cela réduirait la force de ce plat si simple et si bon !


2 août 2017

L'okonomiyaki, simple et délicieux


Lors de mon tout premier voyage au Japon, alors que je ne connaissais que les onigiri et les katsudon - si, les ramen aussi quand même - j'ai été invitée dans un super restaurant d'okonomiyaki à Asakusa, le Sometaro (retrouvez les détails et l'adresse de ce restaurant dans cet article). C'est une bicoque en bois, où il fait une chaleur d'enfer l'été à cause des plaques chauffantes intégrées sur chaque table basse. On y commande la préparation d'okonomiyaki de son choix et on les cuit nous-même. Ce soir-là donc, j'ai découvert l'okonomiyaki et le ramune (célèbre limonade japonaise dans une jolie bouteille en verre). J'avais trouvé très amusant de cuire soi-même son plat, et même lorsque le rendu est d'une laideur effroyable, l'okonomiyaki a cette faculté d'être quand même très bon ! 

Ce qui m'a fascinée ce soir-là, c'était la danse des copeaux de katsuobushi, bonite séchée, disposés sur la crêpe encore chaude. J'ai passé beaucoup de temps à admirer ce ballet, un peu comme on peut s'oublier un feu de cheminée. L'okonomiyaki me rappelle cet état d'apaisement. Moi qui n'ai ni cheminée ni envie d'un feu en plein été, ce plat est une aubaine. 


Okonomi お好み signifie "ce que vous voulez" et yaki 焼き signifie "grillé". La recette est très simple et offre un éventail des possible très large. Il suffit d'ajouter à la base de crêpe et de chou ce que vous aimez manger ou ce que vous avez dans votre frigidaire. Végétarien ou pas, tout le monde y trouve son compte facilement. En plus, l'okonomiyaki peut être très convivial grâce aux machines type Crêpe party.

Recette pour 4 personnes
- 300g de farine
- 1 cuillère à café 1/2 de levure
- 375ml de dashi tiède
- 1 oeuf battu
- 2 ou 3 feuilles de chou (chinois, pointu, vert...)

Au choix :
- 125g de viande (porc, poulet, boeuf, crevettes...)
- 125g de légumes qui ne rendent pas d'eau à la cuisson (éviter aubergines, courgettes, tomates...)
En général, on privilégie un ingrédient au choix.

Pour garnir le dessus :
- gingembre mariné (beni shoga)
- sauce à tonkatsu (la biologique disponible chez Umami Paris est une tuerie)
- copeaux de bonite séchée
- paillettes d'algues nori
- mayonnaise

Dans un saladier, tamiser ensemble la farine et la levure. Ajouter l'oeuf battu et le dashi tiède, bien mélanger pour obtenir une pâte homogène. Laisser reposer à couvert pendant 30 minutes

Pendant ce temps, émincer le chou. Faire pareil pour la viande choisie, ou les légumes.
Une fois les 30 minutes écoulées, ajouter le chou et les ingrédients de votre choix à la pâte. Mélanger. 

Faire chauffer un peu d'huile dans une poêle. Y mettre une portion de pâte et applatir avec une spatule. Garder la forme ronde au mieux. 
Lorsque des bulles se forment à la surface de la crêpe, la retourner. Badigeonner de sauce tonkatsu le côté déjà cuit. Faire de même sur l'autre face. Répéter l'opération une fois pour que les 2 faces caramélisent bien, sans brûler. 

Si l'okonomiyaki est mangé dans la foulée, servir dans une assiette, garnir de gingembre, de paillettes d'algue et de copeaux de bonite séchée. Selon l'envie, ajouter de la mayonnaise. 

Si l'okonomiyaki est consommé plus tard, garder à couvert pour conserver la chaleur et garnir au moment de servir. 


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