15 mai 2018

Voyage au Japon | Voyager enceinte


Lorsque nous avons acheté les billets d'avion pour le Japon en octobre 2017, nous ne savions pas encore le tournant que notre vie allait prendre en 2018. C'est donc pleins d'insouciance que nous avons décidé de partir un mois entier en mars 2018. Et environ un mois plus tard, c'est le virage, le chamboulement : nous apprenons que je suis enceinte. Passés la joie toute rose et les petits oiseaux cuicui, une des premières questions que nous nous sommes posées a été "Mais et le voyage au Japon alors ?".

J'ai ratissé les blogs et les confins des internets pour savoir ce que cela impliquait de voyager enceinte. J'ai trouvé quelques articles, mais finalement pas autant que je le pensais. Cet article est donc, comme ceux que j'ai pu lire, un récit de mon expérience personnelle. J'y aborde, non pas le plaisir d'attendre un enfant mais le côté pratique d'un voyage de longue durée dans ces conditions.

Chaque femme est différente et vivra sa grossesse différemment. Lire des articles de blog ne dispense pas de poser toutes ses questions à son médecin ou à sa sage-femme en priorité. 


Quelle femme enceinte suis-je ?

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais un petit point pratique me semble bien pour poser les bases. Certaines femmes pourront se retrouver dans mon profil, d'autres pas du tout, mais c'est ce qui donnera de la pertinence à la lecture de cet article (ou pas). 

- Je ne suis pas classée dans les grossesses à risque : je n'ai pas de maladie chronique ou particulière, pas de problème de poids ou de santé spécial. Le bébé, à la 1ere échographie, semblait être en pleine forme aussi, avec rien de particulier à signaler. 
- Je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose, cela demande donc de faire une prise de sang mensuelle et de faire attention aux aliments que je mange.
- Je ne suis pas vaccinée contre la rubéole, je dois donc éviter les foyers potentiels de contagion. Tant mieux, le Japon n'en fait pas partie ! (Et je ne sais même pas quels pays pourraient en être, en réalité). 
- J'ai été vaccinée contre la grippe au début de ma grossesse.
- J'ai été sujette aux nausées constantes et à la fatigue intense du 1er trimestre à tel point que j'ai passé presque 2 mois cachée dans le fond de mon canapé. Mais, je n'ai quasiment pas vomi. 
- Au 2e trimestre, toutes les mauvaises sensations ont disparu, j'étais pleine d'énergie et de joie de vivre.


Les questions et l'organisation du suivi prénatal

Je crois que c'est au premier rendez-vous que j'ai parlé de ce voyage à ma sage-femme. Comme il était prévu avant, c'était facile de lui donner les dates et la durée, et de lui parler du pays pour qu'elle puisse me conseiller et me rassurer.
La première chose qu'elle a faite a été de vérifier à quel mois de grossesse je serais pendant ce périple, et s'il ne nous empêcherait pas de faire le suivi prénatal correctement. Le mois de mars allait être le 5e mois de grossesse.
La 2e échographie se fait entre la 22e et la 24e semaine d'aménorrhée, soit à la fin du 5e mois. Nous avons eu la chance incroyable d'être de retour en France pour la 23e semaine d'aménorrhée et nous avons pu la faire dans le temps imparti (23SA+6 jours).
Si vous prévoyez de partir en voyage pendant le 2e trimestre de votre grossesse, pensez bien à faire coïncider les dates avec les échographies à faire. Je ne sais absolument pas ce qu'il est possible de faire en cas d'incompatibilité de dates : la faire à l'étranger ? Accepter un décalage léger ? Je n'ai pas demandé à ma sage-femme puisque ce n'était pas mon cas.
Juste avant de partir et dès mon retour, j'ai fait mes prises de sang mensuelles pour qu'il n'en manque aucune.

Le Japon est un pays assez facile pour voyager enceinte, du point de vue médical. Pas de foyers d'épidémies, pas de risques particuliers au printemps. La sage-femme a seulement insisté sur le fait de faire attention à ce que je mangerais, ce qui n'est pas facile lorsqu'on ne connait pas vraiment la cuisine locale et que l'on ignore de quoi sont composés les plats. Heureusement, je connais assez bien la cuisine japonaise, je savais donc à l'avance ce qu'il faudrait que j'évite ou pas.

Même si le 5e mois de grossesse ne risquait pas de poser problème pour prendre l'avion, je me suis tout de même renseignée sur internet pour connaitre les limites posées par les compagnies aériennes : généralement à partir du 8e mois. J'avais lu que certaines compagnies pouvaient réclamer un certificat médical pour pouvoir embarquer, mais ma sage-femme m'a rassurée en me disant qu'à ce stade de grossesse, je n'étais pas concernée.

Je n'ai eu qu'une seule réelle appréhension en préparant le voyage. De novembre à fin janvier, j'étais en pleine spirale infernale des nausées et de la fatigue intense. J'avais peur que cela ne me quitte plus malgré l'arrivée du 2e trimestre et que cela ne m'empêche de profiter du voyage. Je m'imaginais enfouie dans les futons, bloquée à l'auberge à ne rien pouvoir découvrir, pendant qu'Axel ratisserait le pays sans moi. Quel gâchis ! La chance a été de ne pas faire partie de ces femmes victimes de ce mal-être tout au long de leur grossesse. Dès février j'ai commencé à me ressentir en pleine forme, les nausées n'étaient plus qu'un lointain souvenir (je ne pensais pas les oublier si vite), et j'ai arrêté de m'inquiéter à ce sujet, redevenue impatiente à l'idée de partir !


Corriger l'itinéraire du voyage en conséquence

Sur le mois de voyage, nous avions prévu 21 jours de road trip et 10 jours posés à Tokyo. Cette dernière longue escale ne demandait aucune révision de programme, par contre nous avons hésité sur certaines étapes de notre road trip : que serais-je capable de faire ? Quel serait mon niveau de fatigue ? Est-ce bien raisonnable ? Telles étaient les questions que nous nous posions pour chaque escale.

La seule que nous avons jugé nécessaire de supprimer définitivement a été l'île de Yakushima. Prévue en plein milieu du périple et ne proposant que de longues randonnées dans la montagne, cette île a présenté plus d'inconvénients que d'avantages. Si je m'y rendais dans un état de fatigue déjà prononcé, j'étais sûre de ne pas pouvoir marcher en montagne. Et si forcer sur ma condition physique pour profiter d'une journée de randonnée risquait de me bloquer pour les étapes suivantes, nous serions déçus. D'autant qu'aller sur Yakushima représente tout de même un budget supérieur à d'autres destinations. Nous l'avons donc supprimée de notre itinéraire pour cette fois. Nous l'avons remplacée par Nagasaki et n'en avons pas été déçus !

A la fin du voyage, nous avons aussi annulé le détour par le musée du kappa de Yaizu. La perte d'endurance commençait doucement à se faire sentir et nous avons été pris de flemme.

Cela étant, nous avons marché tous les jours en moyenne 11km. Certains jours allant jusqu'à 18km de marche et d'autres étant plus réduits. J'ai pu gravir des petites montagnes, aller dans des temples reculés, marcher dans les villes sans problème. Même si au fil des semaines je sentais mon endurance faiblir, et mon corps devenir celui d'une vieille mamie asthmatique lorsqu'il y avait trop de marches à monter, la grossesse ne m'a pas empêchée de découvrir tout ce que je voulais découvrir.
Notre bonne idée sans le savoir a été de planifier le road trip en début de voyage et de finir avec10 jours à Tokyo pour récupérer. Il y a des choses que j'ai pu faire en début de voyage que je n'aurais pas pu faire à la fin (comme le tour d'un lac en vélo par exemple, ou la randonnée entre Kurama et Kibune près de Kyoto dont je vous parlerai dans un prochain article).


Le dossier de grossesse à préparer

Pour partir sereine, et être prête en cas d'inquiétude ou de souci de santé, il est conseillé d'emmener tout son dossier de grossesse avec soi. Ce que j'ai fait. Il contenait :
- des copies de l'ensemble de mes prises de sang
- des copies de la 1ere écho (emmenez les toutes si vous en avez plusieurs)
- ma carte de groupe sanguin
- le numéro de l'assurance de la carte Gold (hyper important!)
Je n'ai rien fait traduire en japonais ou en anglais. Je me suis dit qu'avec une bonne application ou l'aide de quelqu'un parlant anglais, je pourrais m'en sortir facilement. J'avais toutefois fait une petite fiche de mots clés pour être sûre de pouvoir les montrer ou les répéter si besoin.
Ma sage-femme n'était pas inquiète : selon elle, prendre ce dossier avait plus lieu de prévoyance mais il n'y avait pas de raison qu'il se passe quoi que ce soit.

J'avais également regardé dans le guide si chaque ville disposait d'un hôpital, au cas où et où il se situait. Dans le cas des toutes petites villes, il n'y en avait pas, mais je ne m'en suis pas formalisée, me disant que ce n'était pas la majorité de nos escales. On trouverait toujours une solution !

Concernant le numéro de l'assurance de la carte, j'étais tombée sur l'article d'une blogueuse qui avait eu des contractions à répétition pendant son voyage je ne sais plus où. Elle est allée aux urgences pour vérifier que tout allait bien et pour calmer les douleurs. C'est seulement après la prise en charge aux urgences qu'elle a appelé son assurance qui lui a gentiment appris qu'elle aurait dû appeler AVANT de s'y rendre pour valider la démarche avec eux. Ses frais n'ont donc pas été pris en charge et elle a dû tout payer de sa poche. Je me suis promis de ne pas me faire avoir de cette manière si cela devait m'arriver, mais... cela ne m'est pas arrivé.

A penser donc en cas de complication, douleur anormale, problème : 
- faire appeler l'assurance par son compagnon de voyage (avec le numéro de téléphone et tous les renseignements nécessaires pour l'identification déjà prêts)
- se faire prendre en charge par les urgences dans la foulée
Evidemment, c'est dans le cas où votre vie n'est pas sur le fil du rasoir...

En faisant ce dossier, il ne s'agit pas de s'angoisser mais d'être prête à rencontrer un imprévu en toute sérénité. 


Prendre l'avion

Pour voyager, j'ai dû prévoir des bas de contention à porter pendant tout le vol sous mon jean. J'ai joué la bonne élève. Cela dit, mes 2 voyages (aller et retour) se sont merveilleusement bien passés. En m'enregistrant la veille, j'ai pu choisir une place côté couloir pour déambuler facilement si j'en ressentais le besoin, mais aussi pour aller souvent aux toilettes (joie de la vessie écrasée par l'enfant!).
J'ai aussi bu pas mal d'eau pour rester hydratée pendant les vols (d'habitude je suis plus thé ou coca).

Personne ne m'a rien demandé, ni certificat, ni dossier ni rien du tout. Je n'ai bénéficié d'aucun traitement particulier non plus. C'était facile !
Aucune sensation particulière pendant les voyages non plus.


Restrictions alimentaires au Japon

N'étant pas immunisée contre la toxoplasmose et devant faire attention à d'autres risques alimentaires type listériose, je ne mange pas de viandes crues, de foies ou d’œufs pas assez cuits. Il faut aussi faire attention aux légumes crus, qu'ils soient bien lavés.
Même si je fais attention, je ne suis pas flippée de la nourriture.

J'ai entendu dire qu'au Japon, les restrictions ne sont pas du tout les mêmes. Les femmes enceintes mangent des sushis, et je ne sais pas si elles retirent les œufs crus de leur alimentation ou pas.
Certaines personnes ont donc tenté de me donner leur avis du style "si elles mangent des sushis, franchement, les restrictions alimentaires françaises sont bidons, vas-y mange des sushis!". Chacun fait ce qu'il veut, personnellement, avec tout ce que l'on trouve dans la nourriture de nos jours, je préfère me passer de certains aliments pendant quelques mois plutôt que de courir un risque débile, même minime. Au Japon, la contraception est aussi très en retard, et ce n'est pas un modèle à suivre... Ils peuvent être de mauvais conseil sur certains sujets.

En tout cas, une ou deux fois, j'ai essayé de dire que je ne mangeais pas tel ou tel aliment à cause de la grossesse, on m'a regardée sans comprendre. Autant en France, nous avons des serveuses et des serveurs plutôt alertes sur le sujet qui prennent même parfois les devants et proposent des plats arrangés en conséquence, autant au Japon, ne comptez que sur vous-même et gérez vos restrictions alimentaires comme des grandes. Le plus simple étant d'éviter carrément un aliment douteux plutôt que de demander à le cuisiner autrement. 


S'écouter pendant le voyage

Le plus important pendant un voyage de ce genre, c'est d'écouter son corps. Si ca tire, si la fatigue se fait sentir certains jours, il ne faut pas hésiter à ralentir !
C'est en arrivant à Hiroshima, la dernière escale de notre road trip que j'ai ressenti un gros coup de fatigue. Nous avons donc fait moins de choses pendant ces quatre jours pour que je puisse récupérer correctement. Ce n'est pas grave !

De même, le soir à 22h, je sombrais dans un sommeil de plomb. Nous n'avons pas profité de la vie nocturne du tout, mais en pouvant me coucher tôt, je récupérais correctement pour le lendemain et nous nous levions tôt sans réveil. Le plus important pour nous était que je sois opérationnelle pendant la journée.

[EDIT] Comme plusieurs lectrices me l'ont fait remarquer, je n'ai pas abordé le sujet des bains et donc des onsens dans cet article, alors que j'en ai profité presque quotidiennement ! Ordinairement plutôt déconseillé pour plusieurs raisons telles que la chaleur bien trop élevée de l'eau ou encore les risques de chute ou de malaise, j'ai décidé de m'écouter. En entrant très lentement dans les bains et en ne restant pas trop longtemps, je n'ai eu aucun problème et visiblement le bébé non plus. Aux premières sensations de trop chaud, je sortais et prenais vraiment le temps de me sécher et de m'habiller, pour laisser retomber la température de mon corps tranquillement. Ces bains m'ont fait un bien fou après les journées de marche, je n'aurais pas pu m'en passer je crois.
Je n'ai pas été alertée par aucun personnel d'hôtel à ce sujet, mais ne suis pas non plus allée séjourner dans de vrais onsens. Etant (très) tatouée, je n'essaie même pas. Je ne peux donc pas dire si on vous empêcherait l'accès au bain si vous tentez de vous y rendre.


Le badge de grossesse pour les transports en commun

Ce que j'ai remarqué pendant ce mois au Japon, c'est que les gens n'en ont clairement rien à faire de la femme enceinte ! Que ce soit dans les transports ou ailleurs, il ne faut pas compter sur la gentillesse des japonais pour avoir une place ou la moindre facilité.

Pendant le road trip, je n'avais pas connaissance du badge que toutes les femmes enceintes reçoivent dès le début de leur grossesse pour les aider à avoir une place prioritaire dans les transports : le ninshin baaji (photo illustrant l'article). Je me disais que mon ventre prenant pas mal d'ampleur serait un argument suffisant. Mais pas du tout ! En concurrence directe avec les vieux et les très vieux, je n'avais aucune chance de gagner ! Il m'est même arrivé plusieurs fois de me faire fusiller du regard lorsque j'étais assise (le ventre en valeur pour invoquer mon droit à la place assise), ou même de rester debout dans de longs trajets devant des gens assis surveillant du coin de l’œil que je ne tombe pas dans les pommes sans JAMAIS proposer leur place.
Je suis mauvaise langue, sur 21 jours, je crois que 3 personnes m'ont gentiment proposé leur place...

C'est aussi à ce moment-là que j'ai compris pourquoi les femmes enceintes sont prioritaires théoriquement. Les vertiges beaucoup plus récurrents, l'immobilité très inconfortable, la chaleur corporelle qui augmente naturellement et qui devient étouffante en cas de forte affluence dans les transports, c'est l'enfer ! Et au 5e mois, je n'avais pas encore le poids du ventre et les kilos qui s'empilent...

Bref, à Hiroshima, j'ai essayé de me procurer ce badge magique après la lecture d'un article disant qu'on pouvait le récupérer facilement et gratuitement en gare JR sur simple demande.
A Hiroshima, on m'a envoyée à l'office du tourisme de la gare JR car personne ne savait quoi me répondre. Et le personnel de l'office de tourisme, très gentil mais désorienté par ma demande, s'est mis à passer des coups de fils dans tous les sens pour savoir où je pouvais me procurer ce badge.
Si à Tokyo, on peut l'avoir en gare, à Hiroshima il faut aller à l'hôpital faire un dossier et une consultation pour pouvoir le demander. Cela dépend donc des villes. 

J'ai attendu d'arriver à Tokyo pour retenter le coup. Et là, magie ! On me l'a donné à un petit guichet de renseignement d'une gare JR sans rien me demander. Je suis repartie avec ce trophée accroché à mon sac, fière comme un chausson !

La réalité cependant, c'est que ce badge est quasiment inutile... Dans le métro de Tokyo, malgré le badge, trouver une place assise était souvent compliqué. J'ai bien relevé tous ces regards furtifs se replongeant immédiatement dans le "sommeil" ou dans un bouquin pour éviter de céder une place.
Et je sais que ma grossesse ne faisait aucun doute, dans la rue nous avons eu plusieurs sourires de connivence avec d'autres femmes enceintes (on en croise incroyablement peu au Japon), ou bien je voyais bien le regard insistant sur mon ventre par toutes les tranches d'âge de la population.

Nous avons bien rigolé quand nous sommes rentrés en Europe. Que ce soit pendant l'escale à Zurich ou même dans le métro parisien pour rentrer à la maison, j'ai eu toutes les places que je n'osais plus imaginer en rêve ! Et le badge est désormais un joli petit souvenir en plus accroché au carnet de voyage.

25 avr. 2018

Voyage au Japon | Retour sur le pocket wifi


Cet article est un peu particulier car il est fait en partenariat avec Keikaku qui m'a prêté le pocket wifi pendant un mois de façon à ce que je puisse le tester sous toutes les coutures. Je suis cependant tout à fait libre de l'écriture du contenu de cet article.


Avant d'essayer ce pocket wifi

Je n'avais jamais utilisé de pocket wifi avant celui-ci.
Mon premier voyage au Japon remonte à 2006. A cette époque, on ne courait pas après le wifi partout, le smartphone est apparu assez peu de temps après. J'ai donc fait mes premiers mois de voyages sans internet, et sans en ressentir le besoin. Je ne sais pas si cela a une relation de cause à effet, mais pour les voyages suivants, j'avais l'habitude d'organiser mes journées de visite, mes trajets et un peu tout le reste à l'arrache. Ca avait son charme mais aussi son quota de plans foireux.

Ensuite, quand j'ai commencé à garder des contacts avec des gens que je retrouvais d'un voyage sur l'autre, j'ai acheté un téléphone prépayé. Une misère à se procurer à l'époque à cause des accents sur mes prénoms inscrits sur mon passeport (Eugénie Renée Alexandrine... ouais...) que les vendeurs de téléphonie devaient absolument entrer sur leurs fichiers clients quitte à y passer 2h30. Plus jamais !
Ce téléphone était pratique pour recevoir et envoyer des mails et permettait donc de retrouver les amis plus facilement en cas de retard ou de lieu de rendez-vous trop flou ("On se retrouve à la gare de Shinjuku devant le petit fleuriste mignon", ça aussi plus jamais !). Le problème de ce téléphone, c'était qu'il fallait acheter des tickets de recharge et appeler un numéro spécial pour rentrer le code de recharge. Je déteste appeler et je ne comprenais jamais comment respecter les étapes, je devais donc toujours demander de l'aide à des honnêtes gens dans la rue.
A ces époques-là, internet était réservé à l'ordinateur portable connecté dans la chambre, que je retrouvais le soir et qui était relativement suffisant. Mais là aussi, malgré le charme, ça avait son quota de plans foireux.

En 2015, c'est la première fois que j'ai ressenti le besoin de récupérer du wifi à différents moments de la journée. Au début de notre voyage, les attentats du 13 Novembre. Et ce besoin de savoir ce qu'il se passait pendant que nous étions si loin, de prendre des nouvelles. J'ai commencé à me connecter au wifi des konbini 7/11 pour ça, puis j'ai trouvé que c'était super pratique pour vérifier des informations de voyage, corriger des itinéraires, changer d'envie en cours de trajet... Malgré tout, se connecter aux 7/11, c'était laborieux. Le débit était plutôt mauvais et il fallait stagner devant le konbini comme un naze le temps d'avoir toutes les informations nécessaires. Ca ne donne pas envie de prendre le temps de bien creuser le sujet.

A partir de là, tous les amis partis en voyage au Japon revenaient en me parlant du pocket wifi, de ses avantages, du plaisir d'avoir le wifi partout avec soi, de la facilité de s'organiser et de trouver toutes sortes de réponses avec. Moi qui avais mis des années à comprendre qu'on pouvait se connecter au réseau d'un 7/11, qui abandonne immédiatement dès qu'on me demande d'inscrire une adresse e-mail pour accéder à un service, eh bien, j'ai fini par être tentée aussi.

Keikaku a lancé son offre de pocket wifi en Novembre 2017. C'était l'occasion de la découvrir, d'autant plus que le voyage comprenait :
- des grandes villes
- des moyennes villes
- de la campagne un peu paumée
- une longue durée d'utilisation
Ca m'a paru pertinent pour une découverte et un test de ce device.


Récupérer et réexpédier

La réservation du pocket wifi s'est faite au moment de l'achat de mon JR Pass. Je m'y suis prise en Décembre pour un départ au Japon le 28 Février.
J'ai eu droit à un pocket wifi ainsi qu'à une batterie externe qui est également proposée au moment de la location du device sur le site.

A la réservation, il est possible de choisir un retrait du pocket wifi à l'aéroport ou à notre hébergement. J'ai choisi l'aéroport et pour confirmer la réservation, en plus de renseigner précisément l'aéroport d'arrivée et le terminal, j'ai dû donner mon numéro de vol et son heure d'atterissage. On se dit qu'il ne devrait pas être trop compliqué de retrouver le matériel dans l'aéroport.

Le 26 Février, soit 2 jours avant mon départ, comme promis par le site de Keikaku, j'ai reçu un mail automatique contenant toutes les informations nécessaires au retrait du pocket wifi (avec un plan précis de l'aéroport), et un pdf pour activer le matériel. La documentation est courte et claire, ce qui rassure un peu sur la simplicité d'utilisation du device.

A l'aéroport, le guichet de retrait est très facile à trouver. Dans mon cas, il s'agissait d'un guichet de poste. L'homme qui m'a donné le courrier savait parfaitement ce que j'étais venue chercher. J'ai juste eu à montrer le logo de Keikaku et mon passeport pour qu'il ne se trompe pas de nom. J'ai vérifié le contenu de l'enveloppe avant de partir, tout était là.

Dans le cas d'un envoi à l'hébergement, le site est aussi très clair : il faut que ce soit un hotel ou un logement qui peut recevoir un courrier à notre nom, il relève avec justesse de bien s'en assurer en cas de location AirBnB.
Personnellement, je suis plus rassurée à l'idée de récupérer mon enveloppe à un guichet de l'aéroport.

L'activation est également très simple. Nous avions téléchargé le PDF à l'avance pour être sûrs de pouvoir le lire hors ligne. Nous avons tenté d'activer le wifi dans le Narita express, mais nous n'avons trouvé aucun réseau. Nous ne savions pas si c'était à cause du déplacement du train (en France on capte souvent très mal en TGV et même parfois en TER) ou si nous avions mal activé la chose. De plus, quand on tripote un peu le device, il nous demande rapidement un mot de passe. Il est bien écrit dans la notice qu'il ne faut pas chercher à entrer de mot de passe ou de code pin sur le device parce qu'il est déjà configuré. Mais comme nous ne captions aucun signal, nous étions un peu perturbés. Nous avons donc remis à un peu plus tard notre tentative d'utilisation.
Une fois arrivés à Tokyo, il nous a suffit de rallumer le pocket wifi qui a capté immédiatement. Tout marchait nickel et nous avons été rassurés.

Pour le retour, c'est aussi simple. Le 28 Mars, soit 3 jours avant la fin de mon séjour, j'ai reçu un nouveau mail automatique me rappelant de bien renvoyer le pocket wifi dans l'enveloppe que j'avais eue avec et que j'avais soigneusement gardé tout le long de mon voyage.
La veille du départ, nous avons repéré une boîte aux lettres entre notre logement et le métro, et le matin du jour J, nous n'avons eu qu'à mettre la lettre dedans.
L'envoi bénéficie d'un numéro de suivi qui permet à Keikaku de bien vérifier la prise en charge de la lettre par les services postaux.


Notre utilisation 

Pour se donner une idée de l'intérêt (ou non) d'avoir un pocket wifi pendant son voyage, je vous partage la façon dont nous l'avons utilisé.
Le device est petit et tient dans la poche, seulement nous ne nous séparions jamais de la batterie externe, alors nous avons préféré laisser le tout dans notre sac à dos.

Nous avions 2 téléphones à connecter simultanément au pocket wifi. Pas d'ordinateur, pas de tablette.
Nous sortions du mode avion de nos téléphones uniquement lorsque nous avions besoin d'utiliser le wifi. Autrement dit, nous ne restions pas connectés tout au long de la journée. Nous n'en éprouvions pas le besoin, et puis, à chaque petite pause ou dans les transports, nous sortions le pocket wifi et nos téléphones de leur mode veille pour faire ce que nous avions à faire avec. Cette utilisation a rendu la batterie externe quasiment inutile. Nos téléphones tenaient toute la journée, le pocket wifi aussi. Il n'y a qu'à Tokyo, ou nous avons gardé nos téléphones plus souvent connectés par oubli parfois ou pour chercher des lieux vraiment précis en continu et ces jours-là, la batterie externe a été la bienvenue en fin de journée.
Nous chargions nos téléphones le soir et/ou le matin, mais jamais pendant la nuit.

Dans les grandes lignes, j'ai utilisé internet tous les jours pour publier mes stories sur Instagram, mais je le faisais par tranches de pauses (au déjeuner, ou le soir en rentrant), je n'ai pas utilisé Facebook ou Twitter. J'ai également beaucoup utilisé internet pour chercher des restaurants autour de nous, checker des blogs pour en découvrir...
Grâce au pocket wifi, nous avons pu choisir des musées au débotté. Sur un mois de voyage, nous avons dû réguler nos dépenses, nous ne pouvions donc pas tester tous les lieux que nous découvrions. Et si parfois nous nous autorisions à écouter notre instinct pour visiter un musée imprévu, nous avons presque toujours préféré lire les avis sur trip advisor ou d'autres sites pour savoir si les explications historiques étaient disponibles en anglais. Rien de plus frustrant que de faire un musée sur l'histoire d'une ville et de ne rien pouvoir comprendre. Cette vérification systématique nous a permis d'éviter le musée du Kanji à Kyoto, qui nous a beaucoup beaucoup tentés mais qui était apparemment vraiment réservé aux japonophones (Axel ne parle pas japonais mais il est très curieux, il aime comprendre les choses en profondeur. Et moi, mon niveau de japonais baisse doucement au fil des années !). Cela nous a aussi permis de découvrir une foule de petits musées que nous n'aurions pas soupçonnés un peu partout pendant notre voyage, et de pouvoir revoir l'organisation en temps réel en cas de fermeture exceptionnelle d'un endroit à voir (ca nous est arrivé un petit paquet de fois). Grâce à cette flexibilité, nous n'avons pas loupé trop de choses, même en restant 3 jours seulement dans la même ville.

Le wifi était très très pratique pour l'optimisation des trajets, et l'utilisation de la bonne application Japan official travel app.

Il y avait aussi le championnat du monde de biathlon pendant notre séjour. Axel a essayé de le suivre avec le wifi de notre AirBnb qui était tout pourri, et il est vite passé sur le pocket wifi, pas bridé et beaucoup plus rapide. A ce sujet, il nous est arrivé dans 2 ou 3 logements de préférer le débit de notre device plutôt que celui fourni pour la nuit.

Nous avons utilisé Whatsapp aussi pour envoyer pas mal de photos à nos proches, comme un petit feuilleton matinal. Mais ce qui a le plus consommé, et de loin, c'est notre synchronisation quotidienne à notre album Google. Chaque jour, nous y ajoutions toutes les photos et petites vidéos que nous avions pu prendre. Nous avions trop peur de les perdre en cours de route ou qu'un téléphone ne rende l'âme.

En tout, nous avons consommé 12go de data en un mois d'utilisation, sans avoir été ralentis pour un éventuel dépassement ni bridés.


Réseau

Nous avons eu la possibilité de tester les capacités de wifi à la ville comme à la campagne. Les résultats sont très différents selon les lieux où nous nous trouvions.

Les grandes villes
Comme vous pouvez vous en douter, ou du moins l'espérer pour un service de ce genre, le réseau est nickel dans les grandes villes, que ce soit à Tokyo, Kyoto, Kagoshima, Hiroshima, Fukuoka, Nagasaki. Nous n'avons jamais manqué de wifi où que nous allions, sauf peut-être dans les tunnels du métro de Tokyo (mais c'est un peu comme en France finalement, où l'on ne capte pas toujours la 4G sous terre). Tout fonctionnait parfaitement, y compris dans le shinkansen selon les villes que nous traversions.

Les moyennes villes
Plusieurs moyennes villes où nous ne faisions que passer se sont révélés aussi bonnes que les grandes villes pour recevoir la 4G. L'avantage de Keikaku, c'est de passer par le réseau Softbank qui est l'un des principaux opérateurs du territoire japonais. Avec beaucoup d'abonnés, leur réseau est efficace et couvre facilement l'entièreté du pays.
Comme chez nous, selon les villes, le réseau est plus ou moins efficace. Les moyennes villes (banlieues autour de Kyoto, Tokyo, Hiroshima, villes transit du shinkansen...) sont donc bien couvertes et nous n'avons pas eu de difficultés à nous connecter. Le réseau était parfois légèrement ralenti (pour l'upload de photos sur notre album Google par exemple), mais rien d'embêtant pour tout ce qui concerne les recherches d'informations et l'accès aux pages internet.

La campagne et les petites villes
Là, ça s'est révélé plus compliqué. A plusieurs reprises, nous nous sommes retrouvés dans des endroits n'ayant absolument aucune couverture réseau : Yamanakako près du mont Fuji, et toute la zone d'Arita et Okawachiyama sur l'île de Kyushu. Pendant près de 5 jours donc (2 jours à Yamanakako, et 3 jours à Arita et ses environs), nous n'avons pas pu avoir accès au wifi via le device, et nous devions attendre le soir d'être dans notre chambre pour pouvoir consulter internet. C'est pourtant dans ce genre d'endroit que le wifi est le plus important puisque c'est là qu'il est le plus difficile d'avoir des renseignements ou des informations.

Quelles solutions pour ce problème de réseau hors des agglomérations ?
J'en ai évidemment parlé à Keikaku déjà au courant de ce problème qui a été remonté par d'autres voyageurs se rendant dans des endroits moins fréquentés ou des zones montagneuses (la zone des lacs autour du mont Fuji, malgré sa masse touristique, est touchée par cette absence de réseau).
Leur offre étant récente, elle demande encore quelques ajustements.
Le choix de Keikaku a été de proposer un accès illimité pendant toute la durée de location, malheureusement dans un pays ou l'illimité n'a pas explosé comme en France avec Free, ce genre d'offres possède quelques faiblesses. La couverture aurait pu être meilleure dans les endroits les plus reculés du Japon tout en bridant davantage la liberté d'utilisation, avec probablement des plafonds de téléchargement et d'émission de données.

Aujourd'hui Keikaku travaille sur les solutions possibles pour améliorer son offre et réduire au mieux cette absence de réseau dans les plus petites villes.
En cherchant un peu les conditions d'offres de concurrents, j'ai découvert qu'il était spécifié une couverture réseau "dans 90% du pays" ou des petites lignes qui sous-entendent sans trop y toucher que le réseau n'est pas bon partout évidemment.
Certains AirBnb proposés par des particuliers sont équipés de pocket wifi bridés, souvent ne dépassant 500mo de données par jour.
Si la majorité des voyageurs restent dans les grandes villes et n'ont aucun souci, il pourrait être intéressant de la part des sociétés louant des pocket wifi de proposer une  liste transparente des lieux mal couverts par leur réseau. Cela me paraîtrait plus juste et plus clair qu'une phrase du type "90% du territoire couvert par notre opérateur", ou "restez connectés partout au Japon" qui tend à décevoir si l'on sort des sentiers battus.


L'offre et le tarif

Keikaku fonctionne avec 2 types de tarifs : de haute et de basse saison (les mois concernés sont précisés sur le site).
Pour notre voyage en haute saison, avec une location de 31 jours + une batterie externe, le tarif monte à 193€ (163€ sans la batterie externe).
Pour la même durée en basse saison, le coût aurait été de 141€ (sans batterie externe). La différence n'est pas énorme mais elle peut faire plaisir à des voyageurs qui profitent du Japon hors saison.

A savoir que pendant toute la durée de la location, c'est Keikaku qui reste l'interlocuteur en cas de problème, ainsi qu'en tant que destinataire lors du renvoi. Certains fournisseurs ne sont plus l'interlocuteur dès lors que le pocket wifi est en cours d'utilisation.


Utile ?

C'est la question que l'on se pose le plus avant d'ajouter le coût d'un pocket wifi à un voyage.
Malheureusement, la réponse restera propre à chacun.

Beaucoup de gens autour de moi ne jurent que par le pocket wifi, disant qu'ils ne pourraient pas se passer de connexion à tout moment de la  journée.
Je n'ai pas cette façon de penser et je sais que je pourrais partir un mois en laissant mon téléphone derrière moi sans problème. Malgré cela, je ne peux pas nier que posséder un pocket wifi a été un confort absolu pendant ce voyage. Il m'a été très utile pour faire vivre le compte Instagram du blog quotidiennement, ce que j'ai vraiment adoré faire et que je n'aurais certainement pas fait si je n'avais pas eu accès à internet aussi facilement.
Comme dit plus haut dans l'article, le wifi nous a aussi permis de découvrir un tas de lieux à visiter auxquels nous n'aurions pas pensé en avance, ou même nous a permis d'économiser beaucoup de petits sous en évitant des déplacements ou des visites inutiles.

A savoir pour les budgets serrés, que tous les hébergements proposent internet aujourd'hui, mais il y a aussi un certain nombre de spots wifi gratuits disponibles au Japon. Pas toujours faciles d'accès mais qui peuvent dépanner. Voici un article de Kanpai très clair sur les différentes façons d'avoir du wifi gratuit au Japon.


Quid de la carte sim ?

Allez, c'est bientôt la fin de l'article !
A l'origine j'étais très tentée par la location de la carte sim avec forfait data, sensiblement moins chère qu'un pocket wifi. Pour 30 jours de location on peut s'en tirer pour un petit 40€.

Seulement, je n'étais pas seule à vouloir utiliser internet, il aurait donc fallu en prendre une seconde. Nous serions montés à 80€ de budget.
Le forfait est plafonné, il faut donc repayer pour recharger la carte. Vu notre consommation en un mois, nous aurions dû le faire.
Enfin, il aurait fallu débloquer nos téléphones, ce qui aurait aussi coûté de l'argent. Mon vieil iPhone étant mourant depuis plusieurs mois, il était hors de question que je dépense le moindre sou pour le débloquer.
La couverture réseau connaît certainement les mêmes problèmes que le pocket wifi dans les zones reculées du Japon.

Ce sont les raisons qui font que je n'ai jamais choisi de carte sim pour le moment, cela ne veut pas dire que le système n'est pas bon. Il peut être un bon compromis entre rien du tout et la location d'un pocket wifi !

Et vous ? Vous êtes plutôt déconnectés ? Pocket wifi ou carte sim ? N'hésitez pas à partager vos retours en commentaire.

19 avr. 2018

Voyage au Japon | Transports et déplacements


Ca y est, le voyage d'un mois s'est terminé il y a plusieurs jours maintenant. Il est temps de revenir un peu dessus à travers un certain nombre d'articles pratiques ou simplement faits pour rêver un peu. J'ai plein de choses à vous raconter, et ceux qui ont suivi le voyage au jour le jour à travers mes stories Instagram le savent !

Parlons déjà trajets, parce que tout le monde s'interroge sans arrêt à ce sujet. C'est parti !


Les billets d'avion

Nous avons profité de l'offre ANA d'Octobre. Elle était visible dans toutes les stations de métro de Paris et vantait des billets aller-retour à partir de 515€ environ. Cette fois-ci, j'ai décidé d'essayer, pour voir, et à travers leur moteur de recherche lié à leur offre, j'ai déniché des billets vraiment intéressants :
- au départ de Paris CDG
- avec la compagnie Swiss
- trajets de 14h avec courte escale à Zurich
- arrivée à Narita
> 503€ par personne

Ce n'est pas le billet le moins cher que j'ai pu avoir mais ce prix est franchement attractif, et pour des conditions de voyage carrément honnêtes, il se retrouve même en dessous du prix indiqué par la publicité !

ANA propose tous les ans des offres de ce genre. Cette année, il fallait simplement acheter son billet courant octobre pour un voyage situé entre décembre 2017 et juin 2018 je crois, incluant donc de chouettes périodes pour visiter le Japon.

Parler de ce choix après le voyage aura le mérite d'être factuel. Nous n'avons eu aucun problème, que ce soit à l'aller ou au retour.

- Pas de grève Air France pour nous puisque c'était une compagnie suisse (à travers ce fait, je ne prends aucunement position pour ou contre les grèves Air France, j'énonce simplement)
- Pas de perte de bagage (ça ne veut pas dire que ça n'arrive jamais)
- Check in fait en avance sur le site de la Swiss, même si nous avons acheté nos billets via ANA. Nous avons pu choisir où nous serions installés dans l'avion. Pas toujours important mais j'y reviendrai dans un prochain article.
- Pas de retards ou de couacs particuliers
- Rien à dire sur le changement à Zurich qui a été court mais suffisant pour ne pas courir d'un terminal à l'autre.
- Repas et films classiques d'un long courrier de ce genre. Tout s'est bien passé et nous ne sommes pas morts de faim ni d'ennui.

Nous sommes arrivés et repartis à Narita, aéroport international très courant même si parfois on peut se retrouver à Haneda. Franchement, les 2 sont biens, je n'aurais donc pas grand chose à ajouter à ce sujet.


Le JR Pass national de 21 jours

Lors de l'élaboration du trajet, j'ai soigneusement calculé le prix de chaque déplacement pour savoir si un JR Pass serait rentable ou non. Pour cela, il faut savoir combien de trains vous risquez de prendre pendant votre séjour, combien sont pris en charge par le JR Pass, et combien de bus ou de lignes privées vous risquez de prendre. Ca demande un investissement de temps qui n'est pas négligeable mais parfois, on se rend compte qu'un JR Pass est tout à fait dispensable. Les guides papier fournissent assez facilement ce genre d'information pour chaque ville qu'ils abordent par exemple.

Pour un mois de voyage, nous avons prévu 21 jours de vagabondage dans plusieurs villes éloignées les unes des autres, puis 10 jours sur Tokyo. 21 jours étant la durée maximum possible avec un JR Pass. Pour des voyages de ce genre, à raison d'un nouvelle ville tous les 3 jours environ, ce pass est clairement rentable ! Nous sommes partis de Tokyo, avons fait escale à Kyoto, Kagoshima, Nagasaki, Fukuoka, Saga, Hiroshima, puis sommes retournés à Tokyo. Nous avons arpenté autant l'île principale Honshu que Kyushu. Je n'ai plus les chiffres en tête, mais le cumul des billets dépassait de beaucoup le prix d'un JR Pass.

Enfin le confort et l'insouciance qu'il offre ne sont pas à négliger. En effet, si vous constatez que le total de vos déplacements équivaut au prix du JR Pass ou est très légèrement en dessous, je ne saurais que vous conseiller (c'est un avis personnel) d'investir dedans quand même :

- Avec lui, vous passez les guichets de shinkansen et de trains à la vitesse de la lumière.

- Avec une application bien fichue (je vous en parle un peu plus bas dans l'article), vous aurez tous les horaires nécessaires et aucun besoin de vous arrêter au guichet. Dans le cas où on ne parle pas trop - voire pas du tout japonais - éviter les bornes d'achat ou les guichets est quand même très confortable.

- La majorité des trains (voire même la totalité ?) possèdent des voitures à placement libre (自由席 - Jiyûseki). Avec un JR Pass, il suffit de choisir ces voitures et de s'asseoir où on le souhaite.
Et si le besoin d'arriver assez tôt pour faire la file d'attente devant ces voitures à placement libre vous rebute (ce qui nous est arrivé plusieurs fois), hop, il suffit de passer au guichet, de demander un billet pour les voitures à places réservées (指定席 - Shiteiseki) et de montrer le JR Pass pour le récupérer, sans frais supplémentaire. Dans la totalité des fois ou j'ai fait ces réservations, je n'ai jamais eu à mentionner que je voulais une place réservée pour éviter les placements libres. Les guichetiers attribuent d'office une place réservée. S'ils n'y en a plus, ils vous inviterons alors à utiliser les placements libres.

Cette tranquillité d'esprit justifie, selon moi, l'achat d'un JR Pass.

Cette année j'ai acheté les JR Pass chez Keikaku. Pour plusieurs de mes voyages précédents je les prenais chez Vivre le Japon, mais je n'étais pas toujours satisfaite de l'accueil ou de la gestion de cette agence : erreurs sur mes coupons de JR Pass, informations pas toujours complètes, et souvent, trop souvent, un personnel pris à la gorge par le manque de temps et la tonne de tâches à accomplir. Je souhaitais donc essayer autre chose, et Keikaku en lien direct avec le très généreux site Kanpai me tentait beaucoup. Pour résumer, si j'apprécie depuis des années les contenus et la personnalité de Kanpai, je me suis dit que je devais pouvoir retrouver ce même esprit chez Keikaku.
L'offre de Keikaku (455€) est un peu plus chère que celle de Vivre le Japon (441€). Si j'allais toujours chercher mon pass en boutique, cette fois-ci je l'ai reçu chez moi. Le service est rapide MAIS soigné, tout était nickel. Je préfère mettre quelques euros de plus chez une agence avec qui j'ai un bon feeling et qui prend le temps de bien s'occuper de moi, plutôt que de passer par une autre, moins chère sur son JR Pass mais dont je suis souvent déçue par le service.
C'est aussi parce que j'ai pu tester le service de pocket wifi de Keikaku que j'ai décidé de prendre mes JR Pass chez eux. N'avoir qu'un interlocuteur pour les deux produits me paraissait plus simple. N'ayez crainte, je vais consacrer un article entier sur l'utilisation du pocket wifi au Japon !


Les bus et trains hors JR Pass

Pour certaines destinations, le trajet en JR est impossible ou tout simplement un vrai casse-tête. C'était le cas de Nikkô par exemple qui nécessite un All Nikkô Pass (pour les bus et le train). Cette année ça a été le cas pour Yamanakako, petit lac au pied du Mont Fuji, mais aussi pour quelques petites escales telles que Kurama au nord de Kyoto, ou Okawachiyama dans la région de Saga.

A titre d'exemple, pour rejoindre Yamanakako - dont je vous parle bientôt c'est promis - à partir de Tokyo, il y avait 2 solutions ;
- prendre un bus direct de 2h depuis Tokyo ou Shinjuku (easy !)
- prendre la JR puis une ligne privée puis un bus (chiant !)

Comme nous comptions aller directement à Yamanakako le jour de notre arrivée au Japon, avec la valise, nous étions pris de flemme à l'idée d’enchaîner 3 modes de transports différents. Nous avons donc fait nos limaces et choisi le bus direct qui ne coûtait pas excessivement cher.
Pour donner une idée, les 2 bus Tokyo-Yamanakako puis Yamanakako-Mishima (pour ensuite prendre un shinkansen en direction de Kyoto, vous me suivez ? Non ? ... ), nous ont couté 25€ par personne en totalité.
J'ai pu acheter les billets en avance sur les sites internet des compagnies de bus, ce qui était très confortable. J'ai même pu bénéficier d'un tarif réduit de "vente en avance" (早売 - Hayauri) très intéressant. C'est donc une piste à ne pas négliger !

Pour éviter toutes les mauvaises surprises, il faut prendre le temps de bien calculer ces surcoûts. Cela peut parfois jouer sur le choix des escales.
Une des raisons qui ont fait que nous avons annulé notre escale sur l'île de Yakushima était le surcoût pour s'y rendre et s'y déplacer. Nous remettrons cette découverte magique au jour où nous irons découvrir Okinawa sans passer par le reste du Japon par exemple.



L'application super pratique

Avant de partir, j'ai téléchargé beaucoup d'applications "utiles" après avoir lu l'article super complet de Joranne à ce sujet. Mais au final, je n'en ai utilisé qu'une seule : la Japan official travel app développée par la JNTO (Japan national tourism organization). 

Comme Joranne, je n'ai jamais trop aimé Hyperdia, le site et l'application de référence des horaires de trains au Japon. Je les trouve laids, vieux et bordéliques. Leur utilisation est laborieuse. 
Je vous laisse lire ce que dit Joranne sur l'application Japan official travel app car elle entre dans tous les détails de ses points forts mais aussi de ses faiblesses. 

Pour faire un petit résumé : 
- elle est facile à utiliser
- les trajets prennent en compte le JR Pass si on en a envie
- les informations sont super précises : on y trouve l'horaire évidemment, mais aussi le quai du train, la météo, le prix de chaque classe de billet (placement libre, réservé, 1ere classe), les arrêts entre le départ et la destination... 
- on peut enregistrer les recherches de trajets pour les retrouver très facilement
- les trajets de bus et de ferry sont aussi recensés 

Cette application est gratuite et disponible sur iPhone et Android. 
Libre à vous d'utiliser plusieurs applications, personnellement, à part l'incontournable Google Map et celle-ci, je n'ai pas eu besoin de plus !


Le service de transport de bagages

Cette année j'ai aussi été tentée par le service de transport de bagages, le célèbre Ta-Q-bin. Très prisé des japonais mais aussi de plus en plus de touristes, ce service, peu onéreux et vraiment fiable, permet de faire livrer ses bagages d'un hôtel à l'autre pour ne pas avoir à les transporter soi-même dans le shinkansen.

Finalement, après m'être renseignée et avoir été convaincue, nous ne sommes partis qu'avec une seule valise pour 2 pour le mois entier. Elle n'était pas si lourde et restait très maniable grâce à ses 4 roulettes, alors sur place nous n'avons pas ressenti le besoin d'utiliser ce service.
Nous ne sommes pas non plus de gros acheteurs/consommateurs et n'avons presque rien acheté pendant notre vagabondage de 21 jours. Nous avons su attendre Tokyo pour craquer un peu plus, mais le service de bagages n'était, même après ça, pas utile pour nous.

Cela dit, c'est quelque chose que je recommande chaudement, tant j'en entends du bien, pour les personnes qui n'arrivent pas à voyager léger, lésés dans leur mobilité, ou accompagnés d'enfants ! Les prix sont limpides selon la taille du bagage et la distance, et ce sont les réceptions d'hôtels qui vous aident à gérer le transit, en toute sérénité.


Dans cet article, je vous partage ma façon de voyager et les choix que je fais lorsque j'élabore mon trajet. Il va de soi que chaque voyageur a ses propres standards et sa propre façon de voyager !
Je n'aborde pas les bus de nuit qui réduisent les coûts de transport, ou les déplacements un peu plus luxueux parce que je ne les pratique pas. Toutefois, si des questions vous viennent, n'hésitez pas à les poser, on ne sait jamais ! 

21 déc. 2017

Voyage au Japon | L'itinéraire 2018


Les préparatifs sont assez avancés pour que je puisse enfin en parler un petit peu sur le blog !
En mars 2018, je repars pour un mois de voyage au Japon, du 28 février au 31 mars précisément. C'est une époque de l'année que je n'avais encore jamais faite, les voyages précédents se sont tous faits en été (juin, juillet, août) ou en automne (octobre, novembre).
Je vais découvrir ce qu'est une fin d'hiver au Japon, et avec de la chance la floraison des pruniers. Si le temps est particulièrement clément, peut-être verrais-je les premiers pétales de cerisiers pointer le bout de leur nez à la toute fin du voyage ?

Je n'ai pas choisi cette période pour une raison précise. Le facteur important à prendre en compte n'était pas spécialement la météo ou la saison, mais plutôt la période de l'année à laquelle mon mari et moi pourrions partir un mois entier sans gêner nos boulots respectifs.


L'itinéraire

Beaucoup de points de chute sont déjà fixés mais le début du voyage est encore en discussion.

1/ Hakone, Mont Fuji, Shizuoka ou carrément autre chose ?
Nous arrivons à Tokyo le 1er mars mais allons rejoindre directement un autre point de chute.
Au départ, nous étions tentés par l'idée de découvrir les alentours du Mont Fuji. Oui, car... Je n'y suis encore jamais allée ! Je n'ai jamais eu envie d'y aller l'été lorsque tous les grimpeurs se réunissent pour l'escalader, je n'ai jamais eu trop envie d'aller affronter la foule des stations thermales de Hakone. Ca ne m'a jamais trop donné envie... Mais début mars, la montagne est fermée à l'ascension et la période semble relativement creuse. On s'est dit que ce serait peut-être l'occasion d'aller découvrir ce patrimoine incontournable japonais.
Seulement, les hotels valent une fortune, même pour un service minimum, et il faut investir dans un pass supplémentaire pour circuler dans la région. Nous serons déjà détenteurs du JR Pass, et le prix des hotels un peu poussif jumelé au pass supplémentaire nécessaire nous font quand même beaucoup réflechir...

J'ai beaucoup de mal à me décider, je fais la girouette. Un jour je suis motivée et prête à réserver 2 nuits sur place, et un autre je ne veux plus en entendre parler. La seule chose c'est que je n'arrive pas encore à trouver un substitut pour cette courte escale de 2 jours, où nous serons dans les remous du décalage horaire. Je commence à me connaitre, le jour d'arrivée et le lendemain, je dois y aller tranquille tant j'ai envie de dormir. Planifier un truc de fou pour optimiser mon voyage ne m'en ferait pas profiter. Hakone est donc une destination facile et reposante, mais pas si tentante que ça.

Nous avons donc pensé à Shizuoka, pas très loin. Il semble y avoir un spot sympa pour voir le Mont Fuji, mais la ville ne semble pas avoir beaucoup de charme . C'est une ville de thé, mais ce n'est pas encore la saison intéressante pour visiter les champs de théiers.

2/ Le musée du kappa à Yaizu !
En fait, ce qui me conditionne un peu dans cette première escale du côté de Hakone et Shizuoka, c'est le musée du kappa de Yaizu !! Le site Voyapon a fait un article à son sujet qui m'a littéralement obsédée, et depuis je ne cesse de penser que je dois absolument aller le visiter. Yaizu n'est pas très loin de Shizuoka, et ce musée est tenu par un collectionneur hardcore. Tellement hardcore qu'il est même dans le guiness des records ! Tout ce qui touche au kappa, il tache de se le procurer pour le musée...
Oui, c'est juste ce musée qui complique tout !


3/ Une semaine tranquille à Kyoto
Comme à chaque voyage, une escale à Kyoto est de rigueur. Je n'ai pas encore fait tous les sites historiques parce que j'aime prendre mon temps. Je ne veux pas les enchainer pour optimiser mon séjour. Mais ce que j'aimerais surtout approfondir cette année, ce sont les petites échoppes artisanales que l'on peut trouver dans toutes la ville. Fabriquant de tofu ou de yuba, teinture à l'indigo à l'ancienne, fabrication de wagashi (pâtisseries traditionnelles)...
Un lieu qu'il faut absolument que je découvre c'est le Hotoki café, découvert au hasard d'Instagram, ce café possède également un atelier céramique. Il est donc possible d'y grignoter une douceur et de s'essayer au modelage. Ils vendent leur propre vaisselle, vraiment jolie. C'est un café que j'ai recommandé à beaucoup de monde, notamment des gens créatifs attirés par le fait-main, et je n'en ai eu que des retours super positifs ! A mon tour d'y aller !

Nous dormirons à l'auberge de jeunesse Gojo guesthouse (je vous en avais déjà parlé ici). Cette année je m'y suis prise assez tôt pour avoir une place et j'en suis heureuse ! J'espère que leurs toasts au miel pour le petit déjeuner sont toujours d'actualité ! A grignoter dans le fauteuil près de la fenêtre du hall d'entrée en complétant le carnet de voyage, il n'y a pas plus luxueux ! Vraiment ! En plus leurs playlists sont toujours de qualité, même le matin.

Je vais également profiter de ce passage à Kyoto pour revoir la professeur de kintsugi qui est venue dispenser un stage dans mon atelier en septembre dernier. Je vais pouvoir visiter son atelier, découvrir plus en profondeur son merveilleux travail autour de la laque et de la restauration. Elle répare notamment des statues ou des temples bouddhiques très anciens.

De Kyoto, nous pourrons également nous balader dans les environs, tels que Kurama yama, Nara, Arashiyama et d'autres endroits jolis. Nous serons assez bien placés pour bouger facilement grâce au JR pass.

Les cendres du Sakurajima dans les rues de Kagoshima

4/ Un petit pélerinage à Kagoshima 
Nous nous rendrons dans cette ville que j'adore. J'y ai encore des karukan à goûter et je n'ai pas encore fait tous les environs : Chiran, ville de samurai, mais aussi Makurazaki qui est un port spécialisé dans la bonite. Et puis la nourriture est trop bonne, le Sakurajima me manque un peu !

Mais c'est aussi une super escale pour se rendre sur...

5/Perdus sur l'île de Yakushima
L'île de Yakushima, même si le nom ne vous parle pas forcément, vous la connaissez ! C'est certain ! Si je vous parle de la forêt de Princesse Mononoké ? Et bien, c'est sur cette île qu'on l'a trouve ! Oui ! OUI !! OUIIII !!!
J'ai souvent repoussé cette découverte à cause de son prix (le ferry est cher, et hors JR Pass) et de sa météo très très pluvieuse. Mais la motivation d'Axel m'a confortée dans l'idée qu'il fallait tenter l'aventure.
Il y existe de nombreux sentiers de randonnées, de tailles et de difficultés différentes. D'ailleurs, il y a un site très bien fait qui recense toutes les informations de l'île, en anglais et en français : YES ! Yakushima tenu par une équipe de passionnés de cette île. Ils aident à réserver une chambre et proposent aussi des tours accompagnés pour découvrir les recoins de Yakushima.
Même sans profiter de leurs services, le site est vraiment généreux et très utile pour programmer un passage (qui ne s'improvise pas) là-bas.
Nous avons réservé une chambre sur l'île pour y rester 3 jours. Maintenant il nous faut espérer que les conditions climatiques nous permettront de nous y rendre, et d'en repartir. Les ferrys sont tributaires des vents forts et des grosses pluies.

6/ La porcelaine d'Arita
Je n'allais pas passer à côté tout de même.
Après Yakushima, nous faisons une nuit escale à Hakata afin de repartir dans la foulée pour Arita. J'y ai trouvé un AirBnb dans une manufacture de porcelaine, pour 2 nuits. J'essaie de ne pas trop vous en dire maintenant, car j'ai envie de vous réserver la surprise de ce que l'on peut découvrir sur place (allez, quand même... CHASSE AU TR... non je n'en dis pas plus). Croyez-moi, je frétille d'impatience. Ce sera un des climax du voyage pour moi (moins pour Axel, même s'il commence à très bien s'y connaître et à se prendre au jeu).

Nous profiterons d'être à Arita pour visiter Imari, une ville voisine qui fait aussi de la porcelaine, ainsi que Karatsu, ville potière avec d'autres points d'intérêts.


7/ Hiroshima et ses alentours
Je ne connais pas du tout cette ville. J'y suis passée pour découvrir Miyajima il y a plusieurs années mais n'ai jamais donné de chance à cette ville. Cette fois-ci, j'y passe 3 jours, bien décidée à en savoir plus sur elle. Mais aussi refaire un petit tour à Miyajima, c'est tellement beau !

8/ Retour à Tokyo
Avec 10 jours sur place, pour se reposer, se balader, découvrir les petits coins cachés de la ville aussi. Cette année, j'ai envie de découvrir le Tokyo arty, ses galeries, ses magasins de fournitures créatives. Si nous n'avons pas de mauvaise surprise (j'en entends de plus en plus parler autour de moi), nous avons choisi de louer un petit studio en AirBnb. Cela nous permettra de cuisiner et d'être vraiment tranquilles, de pouvoir nous reposer avant de reprendre l'avion.

Pour ne pas vous noyer dans le flux d'informations, je vous laisse sur cet itinéraire. D'autres articles suivront :
- un sur le côté plus logistique (JR Pass, pocket wifi, service de transport de bagages).
- un sur les livres qui m'ont été utiles dans le choix des spots à découvrir

D'ici là, si vous avez des suggestions de lieux à visiter dans ces villes (restaurants, magasins, trucs un peu planqués), n'hésitez pas à me les partager. Si vous avez des questions, c'est pareil, n'hésitez pas !
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